Un avocat pour défendre les animaux : Pourquoi pas en Belgique ?

25/01/2011 19:08 par causeanimale

  • Un avocat pour défendre les animaux : Pourquoi pas en Belgique ?

    Un avocat pour défendre les animaux : Pourquoi pas en Belgique ?

    25/01/2011 19:08 par causeanimale

Suisse / Société - 
Article publié le : dimanche 07 mars 2010 - Dernière modification le : dimanche 07 mars 2010

Un avocat pour défendre les animaux, c'est l'objet de la votation de ce dimanche en Suisse
Une loi stipule qu'un hamster ne peut rester seul dans sa cage. A quand une loi contre la surpopulation dans ces mêmes cages ?
Une loi stipule qu'un hamster ne peut rester seul dans sa cage. A quand une loi contre la surpopulation dans ces mêmes cages ?
AFP/Mustafa Ozer
Par RFI

Une votation originale. Ce dimanche 7 mars 2010, les Suisses votent par référendum sur la création dans chaque canton d'un poste d'avocat défenseur des animaux. Il serait payé par l'Etat pour assurer la défense des animaux maltraités. Explications.

Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

Un avocat pour défendre les animaux ! C’est l’idée quelque peu saugrenue, à tout le moins surprenante, que préconise la SPA, Société protectrice des animaux, helvétique. Rejetée par le Parlement, combattue par le gouvernement, la proposition est néanmoins soumise ce dimanche au vote des citoyens, 150 000 d’entre eux s’étant prononcés pour l’organisation d’un référendum.

Il s’agit de décider de la création dans chaque canton d’un poste d’avocat, à la charge du gouvernement, pour intervenir en cas de dénonciation pénale. Il ne lui reviendrait pas de faire de la prévention, de dénoncer des maltraitances – cette fonction incombe au vétérinaire cantonal, mais d’intervenir au tribunal en cas de procédure judiciaire lorsque des animaux sont victimes de mauvais traitements.

Seul le canton de Zurich dispose depuis 1992 des services d’un «avocat des bêtes». Cette expérience jugée par certains satisfaisantes pourrait donc être étendue à l’ensemble du pays. Cette initiative rejoint dans son esprit d’autres dispositions légales voulant par exemple qu’on ne peut laisser seuls dans leurs cages perruche et hamster qui doivent obligatoirement être accompagnés d’un partenaire.
 

 
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Défense des animaux sur Facebook

25/01/2011 18:58 par causeanimale

  • Défense des animaux sur Facebook

    Défense des animaux sur Facebook

    25/01/2011 18:58 par causeanimale

Nous avons créé un rassemblement sur Facebook - non pas dans le but de nous livrer à de « l'activisme »ni à des actes de terrorisme domestique - mais bien dans le but de réunir un maximum de participants bien décidés à trouver des solutions bien précises et faire voter des lois pour la défense des animaux.

Ce travail – bénévole - nécessitant une bonne connaissance du terrain, il est souhaitable d'examiner sérieusement la situation.

Or, nous la connaissons tous et toutes. Les témoignages existent et certains soulèvent le cœur.

Prétendre défendre les animaux sans se pencher sur ce problème afin de plancher sur des solutions ne va pas de pair.

On ne vous demande ni de devenir végétarien ou végétalien, mais de vous montrer actif afin de nous aider à obtenir les solutions dans un tout premier temps.

C’est tout à fait réalisable.

Ce qui existera  dans ce cyberespace, existera dans le monde réel.

 

 

Rassurez-vous : aucun mouvement de défense des animaux ne risque de compromettre le tissu politique, social ou économique d’un Etat, donc vous ne faites que remplir vos obligations citoyennes en défendant justement la vie des animaux.

 

 

Nous avons l’intention de cibler ces problèmes et de commencer par une législation empêchant les euthanasies d’animaux sains.

Ceci nécessite la mise en place d’autres structures respectueuses de cette éthique de façon à ne pas susciter de réactions négatives. La prudence s’impose pour éviter des réactions excessives d’une part et une certaine vigilance pour empêcher que la loi ne tombe entre n’importe quelles mains.

 

 

Il me semble tout à fait réalisable d'assurer la cohésion entre ce travail et le public.

 

 

Ce rassemblement deviendra un espace actif, un groupe de travail si vous le souhaitez. Nous n’avons pas atteint le cota imposé, mais il ne s’agit pas d’un échec pour autant. Nous passons en mode opérationnel.

 

 

Je fais donc appel à votre volonté de contribuer à ce combat pour le respect de la vie.

 

 

Végétarisme et spiritualité

24/01/2011 17:10 par causeanimale

  • Végétarisme et spiritualité

    Végétarisme et spiritualité

    24/01/2011 17:10 par causeanimale

                       Végétarisme et spiritualité

 


L'une des principales causes des malheurs de l'homme est son alimentation, car il se nourrit d'autres êtres souffrants. Elle empêche de renoncer à l 'idée de supériorité qui est implicite dans ce comportement, ainsi qu'au goût. Et comme cela est injustifiable, beaucoup de ceux qui mangent les animaux montrent de la mauvaise foi en défendant leur tradition. Celui qui ne mange plus de viande, au minimum, pour des raisons sentimentales ou spirituelles, est déjà sur la voie de l'illumination, par la compassion.

Il y aura toujours mille raisons pour manger de la viande ou pour s'abandonner à toute autre dépendance. Se battre contre ces raisons est impossible : les mauvaises herbes repoussent aussitôt qu'on les arrache. Toutefois, elles sont toutes aussi paradoxales qu'irrecevables.

En particulier, le mythe de la supériorité humaine repose sur le paradoxe que voici : si nous sommes supérieurs en conscience à l'animal, nous devons donc être plus justes, plus sensés, plus altruistes. Pourtant, nous disons : «Nous mangeons les animaux parce que nous sommes
supérieurs en conscience». Si donc on juge que l'homme est supérieur à l'animal en conscience, il faut expliquer en quoi cette différence précise justifie de se nourrir de l'animal, car il semble que manger l'animal ne soit pas plus conscient, mais au contraire plus animal, plus inconscient, et plus cruel. C'est un peu comme si l'on prétendait : «l'homme blanc est
supérieur en justice à l'homme noir, donc il a le droit de se montrer injuste envers l'homme noir». C'est là le même type d'argument que celui qui autorise à manger des animaux.

Les musulmans prétendent que les animaux ont été créés pour être mangés, bien qu'ils souffrent et aient une relative conscience. Toute chose a une utilité, selon eux, et c'est logique.
En vertu de cette loi, quelle serait l'utilité de ce qui est modélisé et structuré ? Peut-être d'offrir une formidable occasion d'enfreindre et de démolir un moule inerte. Celui qui éprouve
de la compassion pour les animaux alors que son milieu l'en empêchait a priori a d'autant plus
de mérite. C'est peut-être pour cela que les animaux peuvent être mangés : pour que l'on ait plus de mérite à ne pas les exploiter...

Égalité hommes-animaux

L'homme est, avant ses possibilités d'Éveil, un animal, une girouette obéissant à ses pulsions et conditionnements à presque 100%, probablement 99.9%. L'animal, quant à lui, se situe probablement à 99.99%. Il y a seulement 0.01% de différence. Quelques rares hommes
deviennent des saints, des sages, des prophètes, mais ils ne mangent pour autant leurs congénères qui sont restés des animaux.

Au sujet de l'égalité entre hommes et animaux, Peter Singer 1 remarquait que tout individu ne peut être égal à un autre qu'en ce qui est comparable. Ainsi, par exemple, il est impossible d'accorder aux hommes le droit d'avorter. Et pareillement, il est impossible d'accorder aux
animaux le droit de vote, car aucun animal n'ira voter, sinon l'homme. Toutefois, l'animal ressentant la douleur autant que l'homme, il n'est pas absurde de vouloir les rendre égaux en
droit de ne pas subir la douleur.

Quelques-uns s'excusent de leur alimentation en prétendant : «Je ne tue pas moi-même
l'animal, il vient tout seul dans mon assiette et, de ce fait, je ne suis pas criminel». Voici une vue bien étroite de nos responsabilités, car nous sommes responsables de nos actes, mais
encore des causes et conséquences, nécessairement impliquées. Il n'y a pas seulement l'animal mort sous forme de «steak» au milieu de l'assiette, mais encore toute la machinerie infernale qui l'a amené ici, toutes les souffrances qu'il a enduré, et notre responsabilité de
commanditaire, puisque client, par rapport à ce cercle infect.

Faisant allusion aux pharisiens qui surveillaient avec trop d'attention ce qui était mangé, Jésus a dit : «Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur, mais ce qui en sort»
(Matthieu 15.11 et Marc 7.15). En effet, selon la loi juive, il fallait qu'un animal, pour être mangé, soit mort d'une certaine façon et non d'une autre, qu'il ait été vidé de tout son sang, qu'il n'appartienne pas à telle ou telle espèce, que rien ne vienne salir la nourriture, etc...
Mais, est-ce que manger de la viande n'est pas précisément faire attention à ce que l'on mange
? Quelle complication que de manger de la viande ! Car pour qu'elle soit produite, il faut
employer la violence, élever, abattre, découper et conditionner. Pour finir, celui qui l'achète la paye dix fois plus cher que si, plutôt que de privilégier le goût et le luxe, il se nourrissait simplement de végétaux. En conséquence, Jésus n'autorise pas à faire des festins, mais
répondrait à ceux qui mangent de la viande : «Pourquoi t'obstine-tu tant à préparer ton alimentation, à aller exprès égorger un animal, à payer exprès le prix fort, alors que j'ai dit de ne pas la surveiller ?» Si nous considérions que tous les aliments sont les mêmes, nous
devrions logiquement prendre ceux les moins chers, ceux produits sans détours de souffrance
ou de préparation.

Par ailleurs, comment manger de la viande sans égoïsme – ne serait-ce que par rapport à notre appartenance à l'humanité – car c'est un échange totalement déséquilibré entre nous et l'animal. Celui-ci endure des souffrances qui sont probablement bien supérieures au plaisir
que nous éprouverons à nous en nourrir. Or, dans l'esprit d'un sage, il est impensable de faire
souffrir autrui, ne serait-ce qu'un peu, même si cela n'est qu'une probabilité, seulement pour un avantage personnel.

Certains prétendent que l'animal ne souffre pas. Ce n'est pas juste. D'abord, parce que nous pouvons grâce à la ressemblance qui existe entre et nous et les animaux, les mammifères tout au moins, être sûrs qu'ils souffrent. Non seulement ils éprouvent des sentiments, mais ils sont
constitués sur le plan nerveux exactement de la même façon. Ils n'ont pas de nerf, disait Voltaire, qui les empêche de ressentir la douleur. Ensuite, il est impensable que l'on
reconnaisse la souffrance d'un embryon de trois mois avant celle d'une vache ou d'un cochon.

Conscience et souffrance

La souffrance n'est pas une affaire de conscience, mais d'intérêts liés à un être individuel. Si l'on juge que l'univers est conscient parce qu'une présence en chaque objet permet qu'ils soient
chacun réels, frapper une pierre n'est pourtant pas une agression envers cet univers, car cela n'en menace pas les intérêts.
Il convient donc de se poser la question concernant chaque chose : a-t-elle une conscience individuelle ou sa conscience appartient-elle à l'univers ? Et, par conséquent, pourquoi l'individu existe-t-il ?
Si l'individualité existe et est le propre des animaux, on peut supposer qu'elle existe parce qu'elle avantage la survie des espèces. De même que toutes les espèces n'ont pas un cerveau ou des ailes, toutes n'ont pas l'individualité. Or, l'individualité est d'une part une solution anti-
gaspillage et, d'autre part, une qualité nécessaire à la compétition : si un individu de l'espèce se protège par ses propres moyens, il sera plus résistant. Et pour les groupes de peu
d'individus, l'individualité est donc une qualité indispensable. Imaginons que dans un groupe de dix animaux, aucun n'ait l'individualité, ce groupe aurait très tôt disparu et l'espèce aussi.
Au contraire, s'ils ont tous l'individualité, le groupe disparaît moins vite et l'espèce aussi.
En revanche, s'il existe une grande abondance d'individus, au point que, même si un grand nombre meurent, l'espèce n'est pas menacée, l'individualité n'est pas utile. Il y a alors beaucoup de gaspillage, mais ce gaspillage n'est pas dangereux pour l'espèce. La logique
militaire ressemble beaucoup à cela. Quand une armée envoie un commando de dix hommes, chaque vie compte et le rôle de chacun est optimisé. En revanche, quand une armée est très nombreuse, elle se moque de gaspiller ou de ne pas gaspiller ses soldats. Les arbres fabriquent
des millions de graines chacun, ils se moquent de les gaspiller ou de ne pas les gaspiller.
D'ailleurs, il faut remarquer que, dès que la partie d'un ensemble est vitale pour l'ensemble – autrement dit : si elle meurt, l'ensemble meurt –, elle reçoit automatiquement une individualité. En tant qu'ensemble nommé hommes, nous n'avons pas de pouvoir sur le cœur,
car il vaut mieux pour notre survie que le cœur ait sa propre individualité, qu'il s'économise.
En revanche, la perte d'une main n'étant pas fatale, il n'est pas utile qu'elle ait sa propre
individualité.
En outre, la souffrance des plantes serait inutile si elle existait. Quand la souffrance concerne un animal ou homme, il a alors le choix de s'enfuir, de crier ou de se défendre. Une plante ne peut pas réagir, alors comment pourrait-elle souffrir ? Pourquoi la nature lui aurait-elle
procuré la souffrance sans qu'il y ait de raison à cela ?

Pour que chaque chose soit réelle, il y faut certes une conscience. Mais peu importe, par la suite, le degré de cette conscience. Elle peut être nulle. Ainsi la souffrance, pour être réelle,
n'a pas besoin d'être très consciente. L'un des arguments à l'encontre de la souffrance des animaux est qu'il sont apparemment moins conscient que l'homme lequel peut être conscient
de lui-même. Mis à part le fait qu'on ne sait rien de la conscience des animaux vis-à-vis d'eux-mêmes, on peut remarquer que l'homme lui-même n'est pas conscient de lui-même à tout
moment. Et rien n'indique qu'il le soit au moment de la souffrance. Si l'on juge que la décision et la liberté à l'égard des dépendances permettent d'atteindre un degré de conscience plus élevé, il est même probable que ce degré soit quasiment nul au moment de la souffrance. Et
même s'il ne l'était pas, cela ne rendrait pas la souffrance moins horrible chez les animaux. En fait, lorsque l'homme éprouve du plaisir ou de la douleur, c'est moins la douleur ou le plaisir
qui est conscient de lui-même, que l'homme qui est conscient de lui-même. En outre, l'homme qui est conscient de lui-même en tant qu'homme est bien inférieur à celui qui est conscient de
lui-même en tant qu'univers. Et ce dernier, puisqu'il est le tout, considère la souffrance d'un animal comme sa souffrance.

Discrimination «speciste»

Il n'est pas déplacé de parler de discrimination «speciste» concernant les animaux, équivalente à la discrimination raciste. Puisque nous interdisons le meurtre d'humain, même de fœtus, de
malades mentaux et de criminels, la seule nuance qui n'interdit pas le meurtre des animaux est l'apparence. Ils ont quatre pattes, nous en avons deux. Ils ont le museau allongé, le nôtre est
plat. Bref, c'est le même problème que le racisme ou l'égoïsme.

Toutefois, Il est vrai que certains prétendent manger de la viande tout en «respectant» les animaux. Mais de quelle forme de respect s'agit-il ? Est-ce le respect pour le morceau de «tissu organique» devant leur assiette ou le respect pour un animal dont ils ont empêché la vie
? Soyons cohérents en ne tolérant plus la violence, qu'elle soit visible ou invisible. Ne chérissons pas les animaux en même temps que nous les mangeons. Ce serait n'être choqué par la violence que visuellement – comme lorsqu'elle est diffusée à la télévision –, et non
moralement.

Petit conte d'extra-terrestres

Imaginez qu'un jour, sur Terre, alors que les êtres humains vivaient bien tranquillement, arrivent une colonie d'extra-terrestres. Ces extra-terrestres seraient environ dix fois plus
intelligents que l'homme. Fiers de cette intelligence, et manquant cruellement de nourriture chez eux, ils se mettraient donc à manger les humains, ce qu'ils ne considéreraient ni comme
injuste ni comme égoïste. Les êtres humains, prisonniers de cages minuscules, auraient, diraient-ils, une condition honorable, qui n'est pas cruelle, puisque selon eux : «Ils sont élevés
pour ça». Ils clameraient haut et fort que voici une bête inintelligente dont la chair est très bonne et qu'il doit désormais être possible de trouver de la chair humaine dans tous les supermarchés de la galaxie, car il en va du moral des soldats.

Mais nous, conscients, et même alors que nous serions si faiblement intelligents par rapport à eux, leur demanderions : «Pourquoi, si l'intelligence est uniquement votre motif, n'infligez-
vous pas le même traitement à vos attardés ou vos enfants». Ils diraient: «Parce que nos attardés n'ont pas eu de chance», et alors nous répondrions : «Nous non plus !», mais ils rétorqueraient que leurs attardés «n'ont pas eu de chance parce qu'ils auraient pu être
normalement intelligents». En effet, ils ne verraient pas que naître humain, par exemple, c'est un manque de chance au sens où la naissance est une gigantesque loterie. Quant au sujet de leurs enfants, ils diraient : «Nos enfants deviendront un jour très intelligents, alors que ce ne sera jamais votre cas. Ce sont des personnes en devenir.» Mais qu'est-ce que veut dire «personne en devenir» ? Car tout le monde n'est pas sujet au même devenir : un adulte moins
intelligent qu'un autre n'est sujet à aucun devenir, et les vieillards, par exemple, sont sujets à un devenir probablement pire en matière d'intelligence. Ils ne les maltraiteraient pas pour autant.
Mais nous leur expliquerions ensuite que nous souffrons ! Que nous avons la douleur ! Et ils ricaneraient : «Comment pourriez-vous souffrir si vous n'êtes pas capable de calculer de tête 175412x1384712 ?» Et en effet, comment pourrions-nous leur prouver quoi que ce soit ? Leur
langage, contenant 1 000 000 000 de mots environ, s'échelonnant sur tous les aigus et tous les graves, avec mélodie, rythme et articulation, serait bien trop complexe pour nous, et nous serions incapables de rivaliser avec leurs longues tirades sur l'infériorité des humains, tant
leurs discours seraient beaux et biens construits, et de surcroît incompréhensibles pour nous.
Mais au dernier moment, avec les progrès de la génétique, des scientifiques en apparence moins inintelligents que la moyenne inventeraient un gène capable de décupler l'intelligence
humaine.
Les nouveaux humains diraient donc aux extra-terrestres : «Maintenant, pourquoi nous mangez-vous ?». Certains diraient : «Rien ne prouve que, même avec l'intelligence, vous ayez la souffrance». Ils s'apercevraient avec étonnement que nous avons la parole et que nous
avons la science, puisque nous avons dépassé l'âge de la matière et somme capables de produire des soucoupes spatiales – le reste n'était pour eux que du «bricolage». Mais tout en
s'apercevant de cela, ils continueraient de remettre en cause notre égalité. Ils diraient :
«Voyez, les êtres humains sont constitué de carbone, or il est bien connu que seuls les robots
souffrent» et «Regardez, l'être humain ne reconnaît pas ses enfants, car le matin il les perd et met sa journée à les chercher et ne les retrouve que le soir». Ou encore, ils diraient «Regardez,
ils n'ont aucun attachement à leur parents puisqu'ils les abandonnent à un certain âge». Ils dénonceraient en effet comme ET-morphisme toute idée de conscience chez l'homme, mais en ce qui concerne les mœurs de l'homme, ils les jugeraient immorales en comparaison avec leur propre morale, non selon la nôtre. Ne serait-ce pas là, au moment ou cela les arrange, un ET-
morphisme ? Ils considéreraient donc comme cruauté ce qui est cruel selon leurs mœurs et non les nôtres. Et nous verrions pareillement chez eux des choses qui nous semblent très cruelles, sans comprendre qu'eux ne le voient pas ainsi, à commencer par leur façon de nous
élever et de nous manger.
Et ceci durerait infiniment car nous n'aurions aucun moyen de nous défendre, jusqu'à ce qu'une autre civilisation galactique arrive et mange ceux qui mangent les humains... Mais,
tout cela existe déjà, c'est ce que nous faisons subir aux animaux.

La difficile remise en cause

Demeurer à l'écart des dépendances est relativement facile quand celles-ci ne nous ont pas été inoculées dès notre plus jeune âge. Un non-fumeur n'a pas de mal à ne pas fumer. Un non-raciste n'a pas de mal à respecter les noirs (entre autres). Or, un carnivore l'est depuis
longtemps, souvent depuis la naissance. Cette attitude l'incorpore presque et nous n'avons pas de rempart contre nous-mêmes. Il est difficile de briser une éducation de préjugés et l'alimentation en fait partie. Si désireux que nous soyons d'aller au paradis, il y a certaines
habitudes confortables qu'il est douloureux mais obligatoire d'abandonner.

Déguster un repas n'a aucun intérêt spirituellement et, de plus, cela est si souvent contraire à la santé. C'est un vice que même les religieux connaissent, faute d'autres plaisirs. Est-ce une drogue ?
Lorsque je suis devenu végétarien, je ne devais pas vivre plus de trente ans, selon quelques lires. Idem lorsque, un an plus tard, je suis devenu végétalien. Alors que personne n'avait fait d'étude de diététique, un nombre considérable d'individus m'avaient lancé leurs pronostics
pseudo-scientifiques et autres croyances. Mon choix semblait tellement les déranger qu'il devait remettre en cause les fondements mêmes de leur éducation. À travers leurs mots, leur éducation se défendait. Chaque chose qui perdure dans le temps a ses gènes de survie. Les
sociétés, les religions, tout. Même un caillou a des gènes de survie : il a la solidité.
Notre éducation aussi a en elle-même ses propres gènes : se faire inculquer, s'auto-considérer comme la meilleure, voir d'un mauvais œil tout écart de cette éducation, concourir au profit de nos plaisirs et de nos instincts faciles.
«Il est dangereux, voire impossible, d'être végétarien, sinon végétalien.» Voilà un préjugé planétaire. Cela n'est peut être pas faux mais, a priori, cela a autant de chances d'être faux que
d'être vrai. Ce préjugé est grave puisqu'il nous empêche d'évoluer moralement et spirituellement et qu'il est relayé par des classes relativement crédibles de la population – dont une partie des médecins.
Toutefois, si vous demandez à un médecin omnivore quelle est la véritable alimentation de l'homme, carnée ou végétarienne, c'est comme si vous demandiez à un chrétien quelle est la vraie religion, chrétienne ou juive. Il vous répondra : «Oui, bien sûr, on peut être juif, mais la
véritable religion c'est quand même la religion chrétienne». Et encore, cela dépend totalement de son degré de tolérance. Il en va de même pour le végétarien qu'on questionne sur la viande,
et l'omnivore que l'on questionne sur le végétarisme. Comment alors pourrons-nous reconnaître qui, du médecin omnivore ou du médecin végétarien, a raison ?

Peut-être de la même façon que l'on détermine celui qui a raison lorsque l'un se remet en cause et l'autre non.
Il est évident que le premier est sincère, quant à l'autre, on ne sait pas. Or, ceux qui se
remettent en question sont ceux qui changent. Et, pour la plupart, ils ne deviennent pasomnivores mais végétariens. Ce sont donc les végétariens qui font preuve de remise en question et d'honnêteté. L'omnivore répondra souvent en vue de masquer sa culpabilité.
De fait, la plus mauvaise justification de la viande est la santé. On entend souvent parler des bienfaits de telle ou telle plante, de tel ou tel fruit, mais jamais de telle partie de l'animal, et ce
serait même plutôt l'inverse. On commence peu à peu à faire le rapprochement entre nos maladies de dysfonctionnement (intestin, rein, cœur...) et l'alimentation carnée. Toutefois, le
progrès est très lent. Au lieu de dire «la viande est dangereuse», on dit : «l'abus de viande est dangereux». Or, ce sont là deux phrases identiques, car pour toute chose dangereuse, c'est l'abus qui est dangereux. On dit bien que la cigarette est dangereuse. Et pourtant, une
personne qui fumerait une cigarette par semaine ne risquerait rien. Pour la cigarette aussi nous
pouvons dire qu'elle est dangereuse au-delà d'un certainseuil. Il est évident qu'une chose est dangereuse ou ne l'est pas, et que le danger n'est pas dans l'abus, mais il augmente avec l'abus.

Les sentiments de l'animal

L'animal est pourvu de sentiments et d'émotions, comme l'être humain. Qu'est-ce qu'un humain sinon un animal avec un cerveau un peu plus organisé et capable, de ce fait, de mieux ranger ses pensées ? Mais, rien ne garantit qu'il le fasse correctement.
La souffrance n'est guère qu'un stimulus nous avertissant d'un danger afin que nous options pour la meilleure réponse. Notre nature humaine réagit face aux stimuli presque de la même façon que les animaux. Nous désirons ce qui nous plaît et repoussons ce qui nous déplaît.
Entre l'instinct et la sensation, il y a seulement une différence de langage. De ces sensations mêmes découle notre amour familial et conjugal. Rien n'empêche l'animal de les éprouver aussi. Quant à la vraie intelligence, elle n'entre pas en équation lorsqu'il s'agit de sentiments.
Au moment d'aimer, un calcul est inutile.
Contrairement aux croyances, ce n'est pas lorsque l'animal est tué qu'il souffre le plus. Si un joli pot suffit à une belle plante, une jolie cage ne suffit pas à un animal. Ils ont des jambes,
des oreilles et des yeux. Ces organes ont une utilité chez eux comme chez nous. Si nous les enfermons, ils ne marchent plus, n'entendent plus et ne voient plus. Cela ne peut que les faire déprimer.
Comme nous, ils ne sont pas faits pour rester statiques. On ne peut pas penser que quiconque pourrait accepter de vivre dans les conditions dans lesquelles vivent les animaux de ferme.

L'élevage des animaux est également un gaspillage écologique, en plus d'une quantité de souffrance exorbitante infligée à l'animal. En effet, chaque kilo de viande produit l'a été avec
au minimum 20 fois son poids en végétal (dont 7 à 16 kg de soja ou de maïs) 2, 10 fois en moyenne son équivalent en protéines végétales, 7 fois en moyenne l'espace agricole utile. Ces chiffres varient selon les études. Un proverbe bien connu serait approprié pour décrire la
situation : «On prend le grain du pauvre, pour nourrir la vache du riche». De plus, celui qui prétend contre tout argument que les plantes souffrent ne peut plus trouver d'excuse pour manger des animaux. Il a un bon moyen de réduire l'hypothétique souffrance des plantes en les mangeant directement, plutôt qu'en les donnant à manger en quantités décuplées.

Quelques chiffres en plus :

- Environ 100L d'eau sont nécessaires pour produire 1kg de végétal alors qu'environ 2000 à 3000L d'eau sont nécessaires pour produire 1kg de viande (3).
- Aux états-unis, 80% des cultures sont destinées à la nourriture des animaux et 90% du soja mondial est destiné à l'alimentation des animaux (4).

Cela illustre que le végétarisme peut reposer également sur des raisons écologiques ou même
paradoxalement sur la défense des végétaux.

Exercer la cruauté

Nous nous justifions parfois en prétendant que le monde est cruel, ce qui nous autorise aussitôt à imiter celui-ci dans des proportions plus importantes. Nous enchérissons dans la cruauté. Il faut croire que, si elle n'existait pas, nous l'inventerions, tant elle dans notre intérêt.
Mais, si elle n'est pas notre intérêt, il faut la combattre.
À la différence des animaux se combattant les uns les autres dans l'anarchie totale, l'homme peut fort bien faire pousser des plantes et s'en nourrir, ce qui, d'ailleurs, dans le passé, constituait probablement son alimentation naturelle. Le berceau de l'humanité est en Afrique.
Là-bas, il y a des fruits toute l'année. De plus, l'homme est conscient de faire souffrir, ce qui
est pire que de tuer sans le savoir ; il n'a donc guère d'excuse ; il n'est pas obligé de tuer.
L'homme sauvage de la préhistoire et l'homme civilisé d'aujourd'hui n'ont en réalité qu'une seule différence qui se situe dans le confort, mais non dans la mentalité. De l'extérieur, l'homme d'aujourd'hui paraît plus raffiné, plus instruit et plus propre, mais ce raffinement et
cette instruction ne sont qu'une face. À l'intérieur, il est toujours le même.

L'exercice d'insensibilisation à la douleur d'autrui commence dès l'enfance. Pour l'enfant, il est en général incohérent de manger et d'aimer l'animal, logique naturelle et ineffable. Mais
comment un petit enfant tiendrait tête à sa mère ou à la maîtresse, alors qu'il croit qu'elles détiennent la vérité ? S'il objecte, elles peuvent se fâcher comme cela arrive parfois. Il ne sait
pas que le steak ou le jambon est un animal si on ne le lui dit pas. La société empêche ainsi les réflexes altruistes qui la déstabiliseraient assurément. Or, c'est à cet âge, où l'on ne peut juger
de rien, que nous sommes sans défense et que s'acquièrent les comportements les plus vivaces.
Envers un enfant qui n'a que deux ou trois ans, et jusqu'à l'adolescence, il est facile de prétendre qu'il est normal d'élever les animaux pour les manger, comme de lui mettre dans la bouche des paroles de haine raciale. Prétendre le contraire plus tard est en revanche beaucoup plus difficile.

Une éthique

Le végétarisme n'est pas l'apanage des hippies, des allumés, des écologistes proches de la
nature. Il est important de ne pas étiqueter le végétarisme car il devrait être le naturel de chacun. C'est une éthique, une justice, qui ne nécessite pas une qualité ou une apparence
spéciale pour être respectée, même si l'intelligence et le cœur y incitent. Voici quelques grands hommes végétariens : Pythagore, Socrate, Diogène, Plutarque, Plotin, de Vinci, Gandhi, Einstein, etc .
Le végétarisme révèle beaucoup d'aspects d'une personne, parmi lesquels la compassion et la sincérité. Avant d'aimer, on doit être capable de respecter. Gandhi disait : «On mesure l'évolution d'une société à la façon dont celle-ci traite les animaux».

Le végétarisme en religion



Il est paradoxal d'être religieux et de ne pas être végétarien. Le désir de ne pas faire souffrir conditionne toute compassion élaborée. Les végétariens en religion sont encore peu nombreux étant donné les prétentions d'éveil et de sérénité des religieux. Mais, dans le passé, ils l'étaient probablement presque tous.
Les religions végétariennes ou végéphiles sont le bouddhisme, l'hindouisme, le rastafarisme, le jaïnisme et le taoïsme. La plupart sont orientales, mais il y a eu des exceptions en Europe.
Les cathares, célèbres pour leur discipline ascétique, ne consommaient aucun produit d'origine animale, exception faite du poisson, exception à leur sagesse. Ils partageaient cette interdiction avec les coptes, qui existent toujours en Égypte et qui sont peut-être plus proches
que nous de Jésus, à la fois sur la carte et dans les pratiques. Les cathares montrèrent leur grande robustesse d'âme à plusieurs reprises. Ils mangeaient comme ils résistaient, c'est-à-dire sans violence.
Les anachorètes et les ascètes ont pour but de s'extraire des conditionnements, plaisirs et préoccupations, et ils ne mangent donc ni viande, ni poisson sauf exception, ni matière animale. Saint Antoine, initiateur de l'anachorétisme, vécut pendant cent six ans (250-356) à
partir d'une alimentation entièrement végétale (pain et racines principalement). Chez les catholiques, les cisterciens – aujourd'hui en diminution – étaient des moines simples, rejetant le luxe et les repas de viande, ainsi que d'autres matières animales. Toutefois, aujourd'hui les
moines sont rarement des ascètes.

Le végétarisme a été soutenu par quelques théologiens, parmi lesquels Martin Luther. Les esséniens – plus connus sous le nom de «judéo-chrétiens» et qui étaient peut-être les premiers chrétiens – suivaient le même régime que les cathares et les coptes, et ils ne pratiquaient pas
de sacrifice animal, ce qui les distinguait des juifs orthodoxes. Flavius Josèphe les décrit comme étant doués de grandes qualités, et détenteurs d'une grande sagesse. Il explique qu'ils refusaient de manger de la viande, même sous la torture, et rendaient l'âme avec grâce. Parmi
eux, dit-il, les centenaires n'étaient pas rares. Il les décrit comme des individus exceptionnels
(5).
Toutes les religions conservent plus ou moins une influence de végétarisme, même restreinte.
Dans certaines d'entre elles, c'est une obligation (jaïnisme & rastafarisme). Dans la plupart des religions asiatiques (hindouisme, bouddhisme...), c'est un avantage. Dans cette région, 30%
des religieux sont végétariens – estimation personnelle. Les autres religions n'incitent qu'à certaines privations. Chez les musulmans, le porc est prohibé. Les juifs s'interdisent de
manger les ruminants à sabot non-fendu – dont le porc, mais pas uniquement –, les rapaces, les fauves et les poissons sans épine dorsale. Les chrétiens pratiquants s'abstiennent le vendredi et pendant le carême.
Mais est-ce que les limites de la consommation de viande ne sont pas un reliquat de végétarisme, remontant à l'époque de Jésus ? Ne s'abstenir de viande que le vendredi est étrange et absurde – pourquoi uniquement le Vendredi ? Les chrétiens prétendent que c'est pour ne pas manger le Christ ce jour là, parce que c'est symboliquement le jour de la résurrection : le vendredi de Pâques. Or, il y a là une projection évidente de l'homme dans
l'animal, et les chrétiens devraient prolonger la logique jusqu'à terme. Puisque l'animal est la projection de l'homme, comme l'homme est la projection de «Dieu», il ne faut pas le faire souffrir pas plus que nous n'aimons souffrir. En tout cas, c'est la preuve que notre façon de
voir l'animal est ambiguë : il ne souffre soi-disant pas mais il est de même nature que le Christ. Cela est étrange.
En outre, il n'est pas impossible que le judaïsme lui-même ait été végétarien. Peut-être qu'à mesure que le judaïsme vieillissait, les patriarches ont décidé que l'alimentation était
superficielle, comme le décident aujourd'hui beaucoup d'individus. Le sixième commandement précise : «Tu ne tueras point» (Deutéronome, 5.17). Il ne précise pas «être humain». Et on pourrait, suivant la logique qui autorise à tuer des animaux, se permettre de
tuer lorsqu'il ne s'agit pas d'une personne de son clan, de sa patrie, de sa famille. C'est un commandement que même les guerriers – juifs ou chrétiens – estimaient respecter. Voilà pourquoi les guerres continuent. Voilà pourquoi les massacres d'animaux continuent. Les croyants lisent souvent ce commandement non comme il est écrit, mais comme ils veulent le
lire. Puisqu'il y a certaines nécessités qui sont de conquérir du territoire et de cuisiner quelques grillades, il était préférable à tous que personne ne comprît la réelle signification de
cet ordre tout simple.

Certains prétendront que dans la religion – juive en particulier –, «Dieu» a demandé des sacrifices. Mais il est douteux que «Dieu» souhaite de pareilles preuves. D'abord, parce que «Dieu» étant complet, il ne peut rien souhaiter. Ensuite parce que, sans être religieux, il est
facile de comprendre que les sacrifices sont cruels. Ils remontent peut-être à la religion pré-judaïque, au culte de Baal. Les sacrifices contribuent essentiellement à l'ignorance de la
nature de «Dieu» – qui est spirituel – et perpétuent la violence. Ils ne sont pas voulus par «Dieu», comme le précise Isaïe (1.11), Amos 5.22 et Osée 6.6.
Aussi, pour ne pas nous confondre dans la haine et le fanatisme, nous devons suivre notre cœur et notre raison, lesquels nous inclinent à la pitié et nous prient de ne pas nous entêter
dans l'égoïsme. Et la violence envers l'animal peut facilement être projetée sur l'homme. Isaïe explique que lors des temps finaux, le loup et le bœuf mangeront tous deux de la paille (11.7).
Il n'y aura plus le désir de tuer, pas même pour se nourrir. Ce temps sera évidemment positif, puisqu'il sera le trépied favorisant l'émergence d'une humanité nouvelle, sans guerres et sans égoïsme. Pourquoi n'avons-nous pas mis en œuvre ce changement le plus tôt possible, sachant
les bénéfices qu'il accompagnait ? Sommes-nous donc plus désireux du malheur, que du bonheur ?
Enfin, voilà une dernière remarque à l'intention de ceux qui croient en «Dieu» et qui n'ont cependant pas pitié de l'animal. Puisque «Dieu» est bien plus supérieur à nous que nous le
sommes aux animaux, comment «Dieu» pourrait-il avoir pitié de nous si nous n'avons aucune pitié pour les animaux ? Celui qui mange de l'animal s'imagine que tout lui est dû, et qu'il n'a pas d'effort à faire pour soulager facilement une immense peine ; «Dieu» peut faire la même
chose. Voir la parabole du «débiteur sans pitié», Matthieu 18.23-53.

Végétarisme et nature humaine

Se mettre au végétarisme ne signifie que se priver de quelques aliments sur mille : viande et poisson. Celui qui mange de ces deux aliments, en général, se prive au contraire de bien des sortes de végétaux. Bien sûr, il s'agit également d'ôter les produits d'origine animale de la vie
quotidienne : cuir et fourrure, produits cosmétiques, duvets. A fortiori, il suffit de se priver de lait et d'œuf pour être un végétalien parfait. Ce n'est pas très compliqué. La seule contrainte est la société de consommation qui croit qu'il est intelligent de mettre du lait et de l'œuf
partout.
Le végétarisme et le végétalisme ne sont pas dangereux malgré les affirmations des médias à ce sujet. En réalité, le végétarisme est bénéfique pour la santé et le végétalisme est sain, en
attendant que nous prouvions qu'il est très bénéfique. La santé est une préoccupation futile puisque nous mourrons. Et celui qui accorde de l'attention à sa santé ne fait que se rajouter quelques jours de vie. Il est douteux que cela nous élève spirituellement. Alors, si le monde
était construit pour nous faire évoluer spirituellement en nous infligeant une mauvaise santé lorsque nous nous attachons à elle, comment ne serions-nous pas punis en nous y attachant au
point de détruire complètement celle des autres ? D'un point de vue providentiel, les maladies de ceux qui mangent de la viande sont à leur égard une leçon logique.
Plusieurs études qui se sont déroulées en Angleterre sur un grand nombre de personnes le
prouvent. Les végétariens avaient meilleure santé, enregistraient moins de décès, développaient même beaucoup moins de cancers que les omnivores, dans tous les domaines.
L'une, faite par l'Étude Végétarienne d'Oxford, concernait 11000 personnes (dont 6000végétariens), l'autre, faite par l'EPIC, concernait 20000 (dont 10000 végétariens) 6.
Ainsi, l'homme n'est pas omnivore comme on a longtemps voulu le faire croire. D'ailleurs, personne ne peut comparer sa dentition à celle d'un loup ou d'un tigre. Nos ridicules «canines» ne sont rien à côté de celles de 4cm du panda géant, se nourrissant totalement de bambous.
Certains ours d'Asie, capable de broyer une jambe avec leur mâchoire sont cependant végétariens. En outre, le gorille à la mâchoire et à l'allure terrifiantes est un singe strictement végétalien et d'une grande tendresse envers les autres animaux.
Qu'on cesse donc de prétendre que c'est la nature qui pousse à manger de la viande ; rien de plus faux. En effet, il n'y a rien de naturel dans la consommation de viande et de lait. D'abord
l'élevage, réclamant des surfaces et des entrepôts, des machines pour retirer le lait, ensuite lorsque l'on tue l'animal avec un couteau en acier ou par une dose d'électricité, puis lorsqu'on
le découpe avec des machines ou des couteaux : qu'est-ce que tout cela a de naturel ? Rien car «naturel», si la définition est bonne, signifie «qui n'a subi aucune altération». Mais, dans le cas présent, nous sommes en pleine dénaturation et dans ce que l'on appelle la «culture» par
rapport opposition à la «nature». Si nous étions nus et face à un taureau, un oiseau, un sanglier ou un lapin, il y a peu de chances qu'avec nos bras, jambes et dents, nous puissions nous nourrir de l'animal. La nature nous permet certes de cueillir des fruits, des racines, voire des
insectes, mais non pas les viandes ni les poissons. Nous ne sommes pas adaptés à la viande, il faut que nous l'adaptions en lui faisant subir de nombreuses modifications.

Les médias.

Lorsqu'une recette financière est menacée, les profiteurs de cette recette se défendent comme ils le peuvent, parfois par des manipulations et des mensonges. Quelqu'un dont l'honneur et le
gagne-pain sont menacés se défend doublement. Attendu que la consommation de viande est maléfique, il est normal qu'ils adoptent des tactiques désespérées, voire violentes, auxquelles ils sont habitués.
En France et en Angleterre, il n'est pas rare que des manifestation pro-chasse tournent mal, avec des jets de pierre et des dégradation volontaires. Cela montre que les violences faites aux animaux passent facilement aux humains.
Toutefois, tous les éleveurs et tous les bouchers ne sont pas forcément conscients du problème que constitue cette violence et ils sont sans doute dans le même cas que l'immense majorité de la population : ils croient que la viande est indispensable à la santé, et qu'il n'y a pas de mal à
faire souffrir un animal si c'est pour soi-même. Peu de personnes affirment le contraire et ils font figure de fausse note. Le bon ton est de vanter les produits franco-français du terroir et de
donner libre cours aux préjugés sur les végétariens et, a fortiori, sur les végétaliens. Il est également de bon ton d'offrir du travail à tout le monde, ce travail fût-il d'égorger des animaux ou de les enfermer dans des cages voire, y compris, de faire des expériences
douloureuses et inutiles sur eux.
Quelques scientifiques allant à contre-courant commencent cependant de remettre en question notre vision idyllique du bon plat de viande, ainsi que du bon fromage. En France, les diététiciens sont partagés. Certains – même s'ils sont rares – n'ont pas honte de dire que 250g
de viande par jour sont nécessaires. D'autres sont au contraire végétariens ou végétaliens et vantent cette alimentation, mais on les prend pour des ânes. Dans quelques années, peut-être
tiendrons-nous un son de cloche différent. La médecine, et en particulier sa branche diététique, est une science très instable, dénonçant ses propres positions tous les dix ans.
Déjà, de l'autre côté de la Manche et de l'Atlantique, de gros progrès ont été accomplis avant nous. L'histoire se répète : les Américains et les Anglais ont une mentalité dix ans en avance sur la nôtre, pour le pire comme pour le meilleur. L'association américaine de diététique a
publié en 1999 un rapport vantant les mérites du végétarisme et incitant cependant les végétaliens à la prudence, notamment à propos de l'apport en vitamine B12, qui est rare dans les végétaux. Ce problème reste à relativiser. La vitamine B12 est nécessaire en quantités si
faibles qu'un milligramme suffit pour la vie et que l'on peut trouver dans les champignons, les levures, ce qui est sale, et éventuellement, sous forme de pilule. En décembre-janvier 2001,
une publicité du Comité des médecins pour une médecine responsable («Physicians Committee for Responsible Medicine») dénonçant les méfaits du lait et le lobby des fabricants de produits laitiers a été diffusée aux États-Unis 7.
En outre, la télévision, à force d'évoquer les aspects futiles de l'alimentation végétarienne, nous détourne du vrai problème : l'éthique et le respect. Tantôt, elle prétend que le végétarisme n'a pas de goût ou qu'il oblige à regarder les étiquettes, etc. Ce sont des aspects
futiles, évoqués en vue de nous maintenir dans un niveau de futilité rendant plus difficile le renoncement à la viande. La triche était également utilisée : un documentaire diffusé sur M6 (E=M6, 5 décembre 2000) faisait passer pour un végétalien quelqu'un ne mangeant que du riz
blanc. Cela passa inaperçu devant de nombreux téléspectateurs. Une végétalienne en bonne santé et bien costaude était cependant filmée dans la même émission, mais ils n'ont pas informé qu'elle l'était depuis trente ans : un élément essentiel était, volontairement ou non,
caché au public.
Conscientes qu'elles ont un pouvoir sur les mœurs et une grande suggestivité à l'égard du téléspectateur, les chaînes emploient la ridiculisation pour freiner le végétarisme. Ainsi, l'émission «Envoyé Spécial» sur France 2 (grande écoute) inventait des informations selon les
besoins du documentaire. Dans leur émission du 23 novembre 2000, ils qualifièrent les végétaliens anglais de terroristes pour la seule raison que, couverts de cagoules, ils libèrent des animaux de laboratoire. Dans leur esprit, tout homme cagoulé est un terroriste ; ce n'est
pas très pertinent. Par ailleurs, ils faisaient des erreurs de traduction. Ainsi, lorsque le président de la «libération animale» expliqua qu'il avait été arrêté pour activité illégale, ils traduisirent par «menaçante». Pour exprimer ce qu'elle voulait que nous croyions, la chaîne filmait toujours les végétaliens dans des conditions agitées, floues, et les vivisecteurs étaient quant à eux filmés au coin d'un feu et dans une ambiance chaleureuse.
En somme, les médias essaient de nous empêcher d'être végétarien ou végétalien et il vaut mieux ne pas se fier au informations manipulées par des intérêts financiers. Mieux vaut lire à ce sujet des livres sérieux, écrits par des philosophes ou des scientifiques. Les livres vantant le
végétarisme sont peut-être orientés, mais c'est par la compassion et non pas par l'attrait de l'argent.



Notes :

(1)Voir la Libération Animale, Peter Singer, Grasset 1992. Chapitre 1.
(2)Voir «Time Bomb Livestock Business» p. 22-23
(3)Source: Earth Save Foundation. Avertissement : selon les méthodes de production les
valeurs peuvent varier.
(4) Voir Trois traités sur les animaux, Plutarque, par Elisabeth de Fontenay, édtitions POL,
1992. Marjolaine Jolicoeur, Végétarisme et Non-violence, éditions Commensal. A Vegetarian
Sourcebook, The Nutrition, Ecology, and Ethics of a Natural Foods Diets, Keith Akers ,
Vegetarian Press ainsi que Famous Vegetarians, & their favorite recipes by Rynn Berry ,
Pythagorean Publishers.
(5)Voir, Flavius Josèphe, La guerre des juifs, édition des Belles Lettres.
(6)Voir la revue anglaise EVU News, numéro 2, 1996 ou s'adresser à Paul Appleby, Oxford
Vegetarians, 57 Sharland Close Grove, Wantage, Oxford OX12 OAF, Tel. +44-1235 769425,
E-Mail oxveg@ivu.org
(7)En France, l'Association Végétarienne & Végétalienne d'Informations (AVIS) a publié une
brochure tentant de cerner toute la question du Végétarisme : éthique, nutrition. Elle présente


une réflexion personnelle, des extraits de livres, et des études scientifiques sur la nutrition.
Cette brochure est gratuite et disponible à Canal Sud, AVIS, 40 rue Alfred Duméril, 31400
Toulouse, France source :http://www.spiritual-dimension.com/vegespi.html

Diffusé sur www.arsitra.org - (c) 2002

Peta France / Animaux familiers

24/01/2011 17:05 par causeanimale

  • Peta France / Animaux familiers

    Peta France / Animaux familiers

    24/01/2011 17:05 par causeanimale

Animaux familiers

Foire aux questions (FAQ)

Chez PETA, pensez-vous qu'on ne devrait pas avoir d'animaux familiers?
Les fossiles nous montrent que les ancêtres de nos chiens ont été domestiqués il y a 12 000 ans. Quant aux chats, les Égyptiens s'en servaient déjà pour chasser rats et souris 5000 ans auparavant. Depuis ces temps-là, partout les humains ont pris goût à la compagnie des chiens et des chats, et leur élevage et entretien sont devenus aujourd'hui une industrie gigantesque. Cet engouement a abouti à une crise de surpopulation, si bien que chaque année, des milliers d'animaux en surnombre subissent des mauvais traitements, se morfondent dans des refuges, ou sont euthanasiés. Adopter un animal dans un refuge pour lui offrir un foyer chaleureux permet de prévenir une partie de cette souffrance. Si vous voulez aider à réduire ce problème de surnombre :
  • faites stériliser votre animal
  • n'achetez jamais un animal dans un élevage ou une animalerie.

Mais si j'arrive à placer tous les petits, pourquoi ma chatte ou ma chienne n'aurait-elle pas le droit de faire une portée?
Il est impossible de prévoir ce que deviendront ces animaux une fois placés.
Cette année comme chaque année, des milliers d'animaux en parfaite santé vont passer la porte d'entrée d'un refuge, pour en sortir par la porte de derrière, dans un sac poubelle. Beaucoup d'autres seront abandonnés sur la voie publique. La stérilisation pourrait prévenir tous ces malheurs et toutes ces morts. Chaque animal abandonné ou maltraité est né d'un animal non stérilisé.

Mais les chiots des animaleries ont autant besoin d'un bon foyer que ceux des refuges, non ? Et si je veux choisir une race?
Parmi les chiens vendus en animalerie, beaucoup proviennent de véritables usines à chiots où les chiennes sont détenues dans des box extérieurs, sans protection contre les intempéries. Elles sont privées de compagnie et de confort. On les traite comme des machines à produire. Leurs petits leur sont arrachés très jeunes pour être entassés dans des caisses et transportés à des centaines de kilomètres vers des animaleries. Les mauvaises conditions d'élevage conduisent à des problèmes de santé, comme des infections, des malformations, des maladies des oreilles et des yeux, et bien d'autres encore. Arrivés dans les animaleries, les chiots sont serrés dans des cages trop petites, ce qui est un stress supplémentaire les rendant encore plus fragiles devant la maladie.

Pendant que les éleveurs inondent le marché de milliers de chiots, des milliers d'autres sont tués, faute d'un foyer accueillant. Beaucoup d'autres sont abandonnés. Les refuges ne réussissent à trouver un bon foyer que pour une faible proportion des animaux qu'ils accueillent. Les autres devront être mis à mort. Dans une situation de surpopulation massive, l'élevage « responsable » n'existe pas.

Si vous avez le temps, l'énergie, la place et les moyens de vous occuper d'un chien, rendez visite au refuge le plus proche de chez vous, et adoptez un animal. Les chiens de type mélangé, les bâtards et les corniauds, sont généralement plus robustes et faciles à vivre que les chiens de pure race. Mais si vous y tenez vraiment, vous pourrez trouver des chiens de race dans les refuges.

Au lieu d'euthanasier les chiens et les chats, pourquoi ne pas construire davantage de refuges ?
Le refuge n'est pas une solution au problème des animaux familiers sans foyer. Ils ont besoin d'autre chose que d'être simplement nourris et logés. Ils ont besoin d'attention, d'affection, de compagnie humaine, et aussi de pouvoir jouer et courir. Même s'il est difficile pour nous de l'accepter, l'euthanasie est souvent la meilleure fin, et la moins cruelle, pour ces animaux dont personne ne veut.

Ne vaut-il pas mieux faire dégriffer un chat plutôt que de devoir s'en débarrasser ?
Demandez à votre chat ! Dégriffer un chat consiste à lui faire subir dix amputations douloureuses qui affaiblissent ses pattes, ses épaules et les muscles de son dos. Beaucoup de vétérinaires refusent de dégriffer les chats. D'ailleurs, le dégriffage est interdit par la loi en France depuis le 18 mai 2004 (Décret n° 2004 - 416).
Privé de ses griffes, un chat est pratiquement sans défense, et cela peut conduire à des névroses ainsi qu'à des problèmes de peau et même de vessie. Si on lui offre un griffoir, ou poteau à chat, et qu'on se montre patient et ferme, on apprend facilement à un chat à ne pas griffer les meubles.

Quel est l'avis de PETA sur l'euthanasie ?
Des milliers de chiots et de chatons naissent chaque jour. Il est impossible de trouver assez de foyers pour tous les accueillir. Les refuges assument la mission difficile de se charger des animaux non désirés. Parce qu'il y a des gens qui ne font pas stériliser leurs animaux et d'autres qui achètent dans les animaleries au lieu d'adopter, l'euthanasie reste encore aujourd'hui une abominable nécessité.

Que pensez-vous de la pratique qui consiste à piéger, stériliser et relâcher (P.S.R.) les chats errants ?
Nous avons vu appliquer cette méthode, et nous avons observé des colonies de chats libres « gérées » par des humains. Malheureusement, ces méthodes ne rendent pas vraiment service aux chats.
On nous rapporte d'innombrables histoires de chats qui ont souffert le martyre avant de mourir parce qu'ils ont été obligés de se débrouiller seuls dans la nature. Quand on a vu les horreurs qui arrivent si souvent aux chats sans foyer, on ne peut pas recommander le P.S.R. comme solution au problème de la surpopulation.
Les chats errants méritent autant d'égards que les autres, et il est de notre responsabilité à tous de soulager leurs souffrances et d'assurer leur sécurité. C’est pourquoi nous ne pouvons pas encourager le vagabondage des chats sans foyer. D'ailleurs, s'occuper d'un chat errant pour ensuite le relâcher constitue un acte d'abandon. Stériliser les chats errants prévient la souffrance de générations futures, c'est vrai, mais cela n'améliore guère la vie de ces chats, ceux qui sont déjà là, et qui doivent se débrouiller seuls. Pour eux, chaque jour est une lutte pour survivre dans un monde hostile. Ce n'est pas leur rendre service que de les laisser ainsi à l'abandon.

Malgré tout, PETA n'a jamais préconisé l'euthanasie de tous les chats errants. Nous croyons que le P.S.R. est acceptable si les conditions suivantes sont réunies : les chats doivent vivre loin des routes, des gens et des animaux qui pourraient leur nuire ; être suivis et nourris régulièrement ; recevoir les soins vétérinaires essentiels ; ne pas être exposés à des conditions climatiques extrêmes ou aux animaux sauvages. Malheureusement, ces conditions sont quasiment utopiques.

Où est le mal à garder un chien attaché dehors ? C'est mieux que de le laisser divaguer, non ?
C’est le condamner à une vie de solitude. C'est l'exposer à la chaleur, au froid, à la pluie, au vent. Il risque un coup de chaleur, des engelures ou d'autres problèmes de santé. La chaîne peut s'accrocher ou s'enrouler autour d'un objet. La gamelle d'eau peut se renverser. La nourriture peut se gâter en été, ou geler en hiver.

Les chiens à l'attache deviennent souvent hyper craintifs face aux inconnus et agressifs dès qu’il s’agit de défendre leur minuscule territoire. Ils sont des victimes faciles pour des passants malintentionnés qui s’amusent à les narguer. Ces chiens finissent par ne plus faire confiance à personne. Il n'est pas étonnant que certains deviennent dangereux, alors que les chiens qui vivent au sein d'une famille et reçoivent de l’attention mordent très rarement.

Le pire pour ces chiens à l'attache, c'est leur terrible solitude. Les chiens sont des animaux sociables qui vivent normalement en groupe. Lorsqu’ils vivent avec des humains, ils aspirent par-dessus tout à en être aimés et à participer à la vie de la famille. Priver un chien de compagnie est tellement cruel que certains deviennent littéralement fous de solitude.
La chaîne, c'est la peine… à perpétuité.

Pourquoi les chats n'auraient-ils pas le droit de sortir librement ?
Les chats peuvent se promener librement dans un jardin soigneusement clôturé. Par contre, ils ne devraient affronter les rues qu’en laisse, comme les chiens. Leur sécurité en dépend.

A l’extérieur, d’innombrables dangers les guettent : ils risquent d'être renversés par une voiture, blessés par d'autres animaux. Ils sont à la merci de personnes malintentionnées et de toutes sortes de maladies : leucémie féline, SIDA du chat, péritonite, toxoplasmose, typhus, coryza, rage, infections parasitaires. La plupart sont très contagieuses et peuvent être transmises à d'autres animaux de la famille.

Par ailleurs, les chats errants sont considérés comme nuisibles par beaucoup de gens qui n'apprécient pas qu'ils viennent faire leurs besoins, creuser les plates-bandes, manger les plantes et tuer des oiseaux et autres petits animaux dans leur jardin. Bien des chats laissés en liberté sont empoisonnés, tués par balles ou piégés par des voisins excédés.

Quel mal y a-t-il à garder des oiseaux en cage ?
Tous les oiseaux en cage ont été soit capturés dans la nature, soit élevés en captivité. Dans leur milieu naturel, la plupart ne demeurent jamais seuls. Ils évoluent en groupes et maintiennent un contact permanent les uns avec les autres. Ce sont des êtres sociaux qui se toilettent mutuellement, aiment se nourrir et jouer ensemble. C'est à deux qu'ils partagent la construction du nid, l'incubation des œufs et l'élevage des petits. Chez certaines espèces, le couple est uni pour la vie. Si l'un d'eux vient à perdre son partenaire, il n'en prendra jamais d'autre.

La vie en captivité est une condamnation à mort pour beaucoup d'oiseaux. Ils souffrent souvent de malnutrition, de solitude et du stress d'être détenus dans un environnement mal adapté. La détention en cage modifie le caractère de certains. Ils connaissent des crises de colère ou de cafard. Beaucoup deviennent obèses et développent de graves problèmes de comportement : hurlements, agressivité, picage, automutilations. C'est particulièrement fréquent chez les perroquets. Selon James Serpell, spécialiste des oiseaux, « les perroquets sont les primates du monde des oiseaux. Ils ne peuvent se contenter de rester figés sur un perchoir et de babiller. »

Les oiseaux sont victimes des trafiquants plus souvent que tous les autres animaux. Après le traumatisme de la capture, beaucoup d'entre eux sont nourris de force, leurs ailes sont rognées, on leur ferme le bec avec du sparadrap et ils sont drogués avant d'être dissimulés dans toutes sortes de cachettes pour le transport. Les douaniers les découvrent dans des roues de voiture, des tubes en plastique, des poches de manteau ou simplement dans des valises. Il est courant que 80 % des oiseaux d'un lot meurent pendant le transport.

Les oiseaux capturés dans la nature sont un danger pour la santé des gens et des animaux domestiques. Les perroquets peuvent transmettre la psittacose aux humains, qui risquent d'en mourir. La maladie de Newcastle, qui a dévasté les élevages de volaille aux États-Unis dans les années 70, est sans doute arrivée avec des perroquets introduits clandestinement d'Amérique du Sud. L'apparition récente de la peste aviaire en Asie, et surtout sa transmission aux humains, a encore augmenté encore le risque sanitaire que représentent les oiseaux capturés dans la nature.

Quant aux oiseaux nés et élevés en captivité, ils ne s'en tirent guère mieux. Ils naissent, vivent et meurent derrière les barreaux. Ceux qui ont dépassé l’âge de huit à dix semaines deviennent difficiles à vendre. Parmi eux, certains sont gardés pour la reproduction et sont donc condamnés à vivre dans une cage minuscule pour le restant de leurs jours.

Si vous aimez vraiment les oiseaux, d'abord, n'en achetez jamais. Vous pouvez en revanche contacter une association de protection des oiseaux pour participer à leurs activités. Vous pouvez aussi devenir bénévole dans un centre de soins pour oiseaux sauvages en détresse. Dans tous les cas, vous pouvez rendre votre jardin ou votre balcon accueillants pour les oiseaux. Mais souvenez-vous : chats dehors, oiseaux morts !

STOP AUX EUTHANASIES D'ANIMAUX SAINS

24/01/2011 17:00 par causeanimale

  • STOP AUX EUTHANASIES D'ANIMAUX SAINS

    STOP AUX EUTHANASIES D'ANIMAUX SAINS

    24/01/2011 17:00 par causeanimale

La grandeur d'une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés de la manière dont elle traite les animaux" - Gandhi -

PROTESTATION
HALTE A L' EUTHANASIE DES ANIMAUX ERRANTS OU NON IDENTIFIES
Informez-vous, écrivez, faxez, envoyez des e-mails
GRAND MERCI A TOUS POUR VOTRE PARTICIPATION !

Cette page, présente depuis Septembre 2004, période où un cas présupposé de rage avait occasionné de très nombreuses euthanasies en Gironde et autres départements limitrophes, informe les visiteurs sur les mises en oeuvre d'euthanasies systématiques par les pouvoirs publics en cas de rage ou autres épidémies, et sur diverses questions de protection animale et de société.
Les euthanasies massives touchent aussi des populations d'animaux sains : lorsque certains refuges sont surpeuplés à cause des abandons massifs, les animaux sont euthanasiés. Lorsqu'une vache ou un mouton sont malades, c'est tout le troupeau qui part à l'abattoir, l'impact des vaccinations étant, en France, sous-estimé.
Ces pratiques, généralisées, ne sont pas moralement acceptables et constituent un gâchis qu'on ne tolérerait pas pour les êtres humains. Le problème étant toujours posé, au cas où une épidémie se fait jour, que faire pour nos animaux familiers, pour les animaux d'élevage, que pouvons-nous accepter ou refuser ?
TOUT D'ABORD NE PAS HESITER A FAIRE APPLIQUER LES LOIS DE PROTECTION ANIMALE
( présentes dans le Code Pénal et dans le Code Rural )
Cette page, présente depuis Septembre 2004, période où un cas présupposé de rage avait occasionné de très nombreuses euthanasies en Gironde et autres départements limitrophes, informe les visiteurs sur les mises en oeuvre d'euthanasies systématiques par les pouvoirs publics en cas de rage ou autres épidémies, et sur diverses questions de protection animale et de société.Les euthanasies massives touchent aussi des populations d'animaux sains : lorsque certains refuges sont surpeuplés à cause des abandons massifs, les animaux sont euthanasiés. Lorsqu'une vache ou un mouton sont malades, c'est tout le troupeau qui part à l'abattoir, l'impact des vaccinations étant, en France, sous-estimé.Ces pratiques, généralisées, ne sont pas moralement acceptables et constituent un gâchis qu'on ne tolérerait pas pour les êtres humains. Le problème étant toujours posé, au cas où une épidémie se fait jour, que faire pour nos animaux familiers, pour les animaux d'élevage, que pouvons-nous accepter ou refuser ?

EDITO & ARTICLES : "Poker, cheval martyr, centre équestre coupable" -"Une chienne se nourrissait...de déchets de brique" - bas de page

***Un slogan à faire vous-mêmes sur des étiquettes et à coller en grande surface : "Avant ce qu'il y a dans la barquette, il y avait un animal".

DERNIERES NOUVELLES - actualisé le 30 Décembre 2010- :
Des bonnes : De plus en plus de particuliers s'informent, d'autres n'hésitent pas à déposer plainte pour mauvais traitements à animaux ou même contre certains vétérinaires en cas de faute grave.
L'ensemble des vétérinaires de Gironde avait obtenu il y a 6 ans, suite à la pression de l'opinion publique,, de ne pas avoir à euthanasier les animaux trouvés ou dont les papiers ou vaccins n'étaient pas conformes, euthanasies en cabinet libéral que les pouvoirs publics voulaient leur imposer...
Ils ont obtenu ainsi une mise en quarantaine systématique avec récupération de l'animal par son propriétaire à la fin de cette période.
*Beaucoup commencent aussi à s'organiser en petites associations de défense animale locale, pour lutter contre les abandons et s'organiser juridiquement pour faire appliquer les lois de protection.
C'est un bon début.

Et... des mauvaises :
Cet été 2010 est marqué, une fois encore, par l'énorme taux d'ABANDONS D'ANIMAUX, toujours plus de 100.000 PAR AN en France !
Cette situation scandaleuse, qui n'est pas encore considérée à sa juste valeur par les pouvoirs publics, contribue largement aux euthanasies massives et à une grande misère animale.
Nous sommes à la traîne de beaucoup de nos voisins européens dans ce domaine, dont surtout nos voisins du Nord.
*Il est à remarquer que de plus en plus, on constate parmi les animaux abandonnés, qu'ils ne sont PLUS NOURRIS par leur "maître" et souvent laissés enfermés pour y mourir à petit feu : c'est semble-t-il, une nouvelle "technique" chez ceux qui veulent se débarrasser de leur animaux ( chiens, chats domestiques, mais aussi chevaux et bétail ...).

En ce qui concerne les maladies animales contagieuses, il n'existe toujours pas plus de contrôles sérieux aux frontières. D'autres épidémies, rage ou autres maladies, peuvent survenir n'importe quand... ( grippe aviaire, fièvre aphteuse, ecthyma purulente du mouton etc..)
C'est pourquoi il faut absolument éviter d'acheter son compagnon en animaleries.
Celles-ci sont de plus en plus fournies par des revendeurs des pays de l'Est, les documents vétérinaires et les puces électroniques sont souvent falsifiés.
Tuer massivement au lieu de prévoir et vacciner, est toujours une aberration et un gâchis.
SOYONS VIGILANTS ET EXPRIMONS NOUS MAINTENANT.


NE LAISSEZ PAS VOS ANIMAUX SANS COLLIER avec votre téléphone, ou tatouage, ou puce électronique :
Dans les départements concernés, les mesures de prévention, dont l'euthanasie des animaux non identifiés
perdurent
jusqu'en 2010- Informez-vous chez un vétérinaire..
Un animal non vacciné, sans collier, sans tatouage ou puce électronique, errant ou "divagant", doit faire l'objet d'une euthanasie obligatoire. Tout animal vacciné, mordu par un animal suspect, ou mordeur lui-même, pourra être conservé à condition de recevoir une injection de rappel de vaccin antirabique dans les 5 jours suivant un contact avec un animal infecté. Cette procédure nécessite l'autorisation du directeur départemental des services vétérinaires. L'animal sera mis sous surveillance pendant 3 mois, à raison d'une visite vétérinaire à la fin de chaque mois.

Vous pouvez écrire, protester, demander des informations :
  • directement auprès du Ministère de l'Agriculture, 78 rue de Varenne 75007 PARIS - 01 49 55 57 46
  • au Ministère de" l'Ecologie et du développement durable" - 92055 La Défense Cedex - 01 40 81 21 22
  • auprès des "Directions départementales des Services Vétérinaires" ( DDSV ). Il existe une DDSV par département
    Vous pouvez trouver l'annuaire des Ddsv sur internet, l'adresse e-mail et le téléphone y sont indiqués ( exemple pour la Seine et Marne, ddsv77@agriculture.gouv.fr )
    Les Ddsv dépendent du Ministère de l'Agriculture et ce sont elles qui procèdent aux euthanasies dans les refuges,... sans s'embarrasser de douceur, mais elles sont chargées de contrôler et de faire appliquer les règlements de protection.
  • auprès des Préfectures des départements concernés.
  • au Conseil Supérieur de l'Ordre des Vétérinaires - 34 rue Bréguet 75011 Paris - Tel. 01 53 36 16 00 - www.veterinaire.fr
  • à votre vétérinaire et aux associations de protection animale.
  • faites passer des communiqués gratuits sur les lois de protection dans vos journaux locaux. - S'exprimer ou refuser sont des droits -
    Car l'euthanasie animale, c'est ça
    On le cache, ce n'est ni beau, ni propre et c'est douloureux

  • Cette page, présente depuis Septembre 2004, période où un cas présupposé de rage avait occasionné de très nombreuses euthanasies en Gironde et autres départements limitrophes, informe les visiteurs sur les mises en oeuvre d'euthanasies systématiques par les pouvoirs publics en cas de rage ou autres épidémies, et sur diverses questions de protection animale et de société.Les euthanasies massives touchent aussi des populations d'animaux sains : lorsque certains refuges sont surpeuplés à cause des abandons massifs, les animaux sont euthanasiés. Lorsqu'une vache ou un mouton sont malades, c'est tout le troupeau qui part à l'abattoir, l'impact des vaccinations étant, en France, sous-estimé.Ces pratiques, généralisées, ne sont pas moralement acceptables et constituent un gâchis qu'on ne tolérerait pas pour les êtres humains. Le problème étant toujours posé, au cas où une épidémie se fait jour, que faire pour nos animaux familiers, pour les animaux d'élevage, que pouvons-nous accepter ou refuser ? : NE LAISSEZ PAS VOS ANIMAUX SANS COLLIER avec votre téléphone, ou tatouage, ou puce électronique :

    Euthanasier un animal sain sera puni par la loi

    24/01/2011 13:30 par causeanimale

    • Euthanasier un animal sain sera puni par la loi

      Euthanasier un animal sain sera puni par la loi

      24/01/2011 13:30 par causeanimale

    La loi interdit les euthanasies d’animaux sains !!!!!


    Le même scénario se reproduit pourtant chaque fois sans que rien ne change.
    Ça n'arrête pas.

    En gros, ça donne ceci : "si on ne se dépêche pas de trouver une famille d'accueil ou des ...adoptants à un animal domestique, il sera euthNAZIé" Ca sonne comme un décret, un arrêté.
    Alors que c'est une infraction à la loi.
    C'est tout à fait inacceptable.
    S'il ne se trouve personne sur place, donc dans l'organisme concerné et pratiquant ce genre d'ignominies, pour se décider à intervenir et à faire un ramdam public, je vois mal comment ça pourrait changer.  C’est pourtant là que la réaction devrait se produire. Après, il est trop tard.
    A quoi ça sert de suivre un enterrement en pleurnichant et en se frappant la poitrine ?
    Nous ne sommes pas ces pleureuses  de l’antiquité payées pour mettre la douleur et la peine en scène !
    Nous avions formé un rassemblement sur Facebook pensant réunir au moins 5000 personnes bien décidées à réformer ces comportements, mais on n'a jamais atteint le cota, alors ?
    Par contre, on retrouve 5000 personnes aussi  stupides qu'infantiles dans des groupes qui ne servent à rien !
    A ce rythme là, je vois mal un changement.

    C'est du commerce au sens le plus répugnant du terme.

     

    Ici, la marchandise animale est rentable morte ou vivante, surtout en mauvais état car  on tente alors de la réparer, de la rafistoler, et ça coûte très cher tout en remplissant les poches de pseudo vétérinaire. Bref, c'est un marché rentable. C'est le commerce de la honte !

     

     De plus, la crise encourageant la recrudescence des petits métiers, des trafics en tous genres s'organisent autours des animaux. On n'en sort pas. On baigne même en plein dedans.  On ne peut plus faire confiance à personne !

    Ca ne sert à rien de réagir à des situations ingérables. Dépense d'énergie inutile. Il appartient aux personnes sur place d'intervenir et de se conformer à la loi pour empêcher de tels abus.

    Un braconnier intercepté avec 32 lémuriens grillés

    24/01/2011 11:53 par causeanimale

    Un braconnier intercepté avec 32 lémuriens grillés

    Un braconnier a été intercepté vendredi soir dans une zone enclavée du nord-est de Madagascar en possession de 32 lémuriens grillés, a annoncé lundi l'ONG environnementale malgache Fanamby.

    Le braconnier a été interpellé par la police à l'entrée de Vohémar (700 km au nord-est d'Antananarivo), indique dans un communiqué l'ONG malgache, responsable de l'aire protégée Loky-Manambato située à proximité.
     
    "L'homme a reconnu avoir au moins deux complices, que la police recherche activement", a précisé Serge Rajaobelina, président de Fanamby. La chasse aux lémuriens, dont plusieurs espèces sont menacées d'extinction ou sont en danger, est interdite par la loi malgache et passible de deux à cinq ans d'emprisonnement.
     
    "Malgré la vigilance des communautés locales, sensibilisées depuis plusieurs années, la demande des consommateurs friands de viandes braconnées (tortues marines et lémuriens, ndlr) est en croissance dans les villes environnantes de Sambava et Antalaha, aux économies stimulées par le commerce illicite du bois de rose", a déploré l'ONG Fanamby.
     
    "L'homme a été arrêté alors qu'il arrivait de la piste et allait entrer à Vohémar. Dans cette localité, on peut manger du lémurien dans de petits restaurants, même si ce n'est bien sûr pas officiellement à la carte", a expliqué M. Rajaobelina.
     
    En 2009, Fanamby avait constaté un premier cas de trafic, suivi d'une arrestation. "Depuis, les trafiquants sont devenus plus vigilants sur la zone, opérant uniquement de nuit", précise le communiqué. (belga)

    Un bon remède pour être en bonne santé : Ne Pas Ingérer la Chair !

    23/01/2011 21:21 par causeanimale

    • Un bon remède pour être en bonne santé : Ne Pas Ingérer la Chair !

      Un bon remède pour être en bonne santé : Ne Pas Ingérer la Chair !

      23/01/2011 21:21 par causeanimale

    VIANDE ET SANTÉ

    CHOLESTEROL: Selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (2003) une alimentation végétarienne peut réduire le taux de cholestérol au même titre. qu'un traitement médicamenteux. Pendant un mois, 46 hommes et femmes ayant un taux important de mauvais cholestérol ont été répartis en trois groupes. Le premier a conservé son régime alimentaire normal, le second a suivi un traitement médical, et enfin le dernier groupe s'est adapté à un régime végétarien comprenant des légumes, des céréales, des produits à base de soya , des fruits et des amandes. David Jenkins du département des sciences nutritionnelles de l'hôpital St-Mickael de Toronto et ses collègues ont constaté une diminution du taux de mauvais cholestérol de 30,9% chez les patients suivant le traitement thérapeutique et de 29% chez ceux devenus végétariens. "Cette étude pourrait avoir des répercussion importantes sur la santé publique" selon Jenkins. En effet, il serait possible en modifiant son alimentation d'éviter le recours systématique à des médicaments.

    CANCER DE L'INTESTIN: Les fréquences des cancers de l'intestin dans les pays occidentaux gros consommateurs de viande est trois fois supérieure à celle des habitants des pays plus pauvres où les céréales, les légumes et l'huile d'olive sont plus fréquemment au menu. Des chercheurs de l'Université d'Oxford, dont les travaux sont publiés dans le Journal of Epidemiology and Community Health, ont comparé les taux de cancer colorectal et le régime alimentaire dominant dans 28 pays. Les quatre pays où le taux de ces cancers est le plus élevé sont l'Australie, le Canada, la République tchèque et l'Autriche. L'incidence de ce cancer dans ces quatre pays oscille entre 40 et 27 cas pour l00 000. Les quatre pays où les habitants sont le moins à risque sont l'Inde (entre 4 et 5 cas pour l00 000), la Colombie, la Grèce et la Chine. L'équipe d'Oxford suggère que la consommation de viande augmente dans l'organisme la quantité d'un acide biliaire, l'acide deoxycholique, qui provoquerait une modification du mucus tapissant la paroi de l'intestin. Cette altération faciliterait l'apparition de polypes susceptibles de devenir cancéreux.

    VÉGÉTARISME ET ACIDE SALICYLIQUE DANS LE SANG : Une équipe de médecins britanniques, dirigée par le Dr. Blacklock (2001) a fait une étude de mesure des taux sériques d'acide salicyclique chez des sujets, végétariens ou non, ne prenant pas de traitement par aspirine et les a comparés à ceux de diabétiques traités quotidiennement par 75mg d'aspirine. (Rappelons que selon la médecine allopathique la prise régulière de faibles doses d'aspirine peut induire un effet protecteur des maladies cardiovasculaires et limiter le développement de certaines formes de cancer). L'aspirine agit comme une prodrogue anti-inflamatoire qui se transforme en un composé : l'acide salicyclique. Chez les personnes végétariennes le risque de cancer du côlon est plus faible tout comme les maladies cardiovasculaires grâce, entre autre, à leur consommation de fruits et de légumes qui contiennent à l'état naturel de l'acide salicyclique. Le taux moyen de cette acide à jeun chez les 36 végétariens retenus dans l'étude - des moines bouddhistes d'origine caucasienne vivant en Ecosse et nourris de façon strictement végétarienne - a été estimé à 0,11 micromol/1, alors que celui des non végétariens s'élevait à 0,07 micromol/1. Chez les patients diabétiques traités au long cours par aspirine, cette valeur était comprise entre 0,23 et 25,40 micromol/1 (soit en moyenne l0,03 micromol/1) deux heures après la prise du médicament. La concentration sérique d'acide salicyclique retrouvée chez les végétariens permet donc une inhibition de la transcription de la COX2,, enzyme impliquée dans différents processus physiologiques (l'inflammation, par exemple) et pathologiques. "Il s'agit de la première étude prouvant que des taux d'acide salicyclique peuvent être détectés chez des personnes ne suivant pas de traitement par aspirine et que ces valeurs sont significativement plus élevées chez les personnes végétariennes que celles qui consomment tous types d'aliments" a expliqué le Dr. Blacklock dont les travaux sont publiés dans le "Journal of Clinical Pathology".

     

    VIANDE ET MALADIES:

    Une autre étude intéressante sur le végétarisme fut le projet santé Cornell/Oxford/Chine (fin des années 80). La recherche porta sur le suivi continu de 329 facteurs de santé pour chacun des 6500 participants. Docteur T. Colin Campbell, biochimiste nutritionnel à l'université de Cornell et directeur du projet, mentionna que les données indiquaient fortement des origines d'ordre alimentaire pour les maladies cardiaques et les cancers. Et il ajouta à la liste d'autres maladies, notamment l'ostéoporose. Campbell vit dans la consommation de protéine animale, et non dans la consommation totale de matière grasse, le principal responsable de ces maladies. L'alimentation traditionnelle chinoise, riche en riz, en nouilles et en légumes avec peu de viande et de produits laitiers, a empêché de nombreux cas de maladies cardiaques et autres affections dégénératives, maladies répandues dans les pays riches. En étudiant l'évolution des disparités entre les régions rurales et urbaines de Chine , cette étude a conclu que, bien que les maladies infectieuses frappent les régions rurales, les affections dégénératives comme le cancer et les maladies cardiaques ont augmenté proportionnellement à l'augmentation de la consommation de viande. Les recherches ont montré que même une consommation modérée de viande accroissait le taux de cholestérol sanguin suffisamment pour élever le risque de contracter une maladie chronique grave. Alors que chez un Américain moyen, 60 à 80% de son alimentation provient de produits animaux, chez un Chinois ce taux oscille entre 0 et 20%, ce qui signifie que le régime des Chinois est bien moins gras et bien plus riche en fibres. Les cancers et les maladies cardio-vasculaires sont moins répandus en dehors des grandes villes chinoises, de même que le cancer du sein, l'obésité et l'ostéoporose. Ces maladies surviennent plus fréquemment dès que l'alimentation est plus riche en viande et moins en légumes. La prévalence de l'ostéoporose est moindre en Chine, même si la ration journalière de calcium est considérée comme faible selon les normes fixées aux Etats-Unis. Il est reconnu que les raisons en sont la faible consommation de produits animaux, une activité physique régulière et la consommation prolongée d'aliments à faible teneur en calcium. Le cancer du sein, moins fréquent en Chine, est associé de manière significative avec des taux élevés de production d'hormones reproductives, qui est stimulée par la consommation de viande. Pour Campbell il apparut très clairement que moins nous consommerons de produits d'origine animale, mieux nous nous porterons car :" la grande majorité, peut-être 80-90% de l'ensemble des cancers, des maladies cardio-vasculaires et des autres formes de maladies de dégénérescence peuvent être évitées, au moins jusqu'à un certain âge en adoptant simplement un régime à base de végétaux."

    PERFORMANCES SPORTIVES VÉGÉTARIENNES

    - Le végétarien français Bernard Gaschard qui, en 1998, à l'âge de 66 ans, a participé à une course sur longue distance très éprouvante, appelée le "Grand Raid de la Réunion", s'est classé premier de son groupe d'âge. Par terrain difficile et une chaleur tropicale, il a couru sans arrêt les 132 km de l'épreuve en 35 heures 58 minutes et 50 secondes. Il est végétarien depuis 40 ans, ne consomme pas de sucre raffiné et ne boit ni café ni alcool. · En 1998, une analyse de l'alimentation de six végétaliens crudivores participant à des courses cyclistes sur de longues distances a été effectuée. Chaque jour des 1.450 km du parcours, les six participants dont l'âge s'étalait entre 21 et 78 ans ont rempli une fiche où ils ont noté les aliments et les boissons consommés. Ils ont parcouru environ 77 km par jour avec une moyenne de 16 km par heure. L'analyse de leurs aliments a montré une prise énergétique quotidienne de 1.348 calories. Ce chiffre très bas est en contradiction avec la dépense énergétique estimée à 4.712 calories par jour. Cette différence n'a pas pu être complètement expliquée par la perte moyenne de poids de 4 kilos, qui a même été pour certains de ces participants inférieure à 2 kilos. Cependant, la proportion recommandée en énergie de 60% d'hydrates de carbone, 30% de graisses et 10% de protéines a été respectée. Les participants en question arrivèrent à Stockholm en bonne forme. - En 1982, un cancer du sein avait été diagnostiqué chez Ruth Heidrich, alors âgée de 47 ans. Après avoir subi une mastectomie à 48 ans, elle est devenue végétalienne et a entamé un entraînement physique vigoureux, participant au triathlon d'Hawaii Iron Man/Lady qu'elle a remporté à six reprises dans sa tranche d'âge. En 1997, à 63 ans, Ruth Heidrich est une "femme de fer" végétalienne qui a gagné environ 600 trophées, médailles et récompenses (avec notamment 60 courses en 1997).

    - En 1998, la Suissesse de 31 ans, Natascha Badman, a gagné le 22ème triathlon de Hawaii. Nager 3,8 km, pédaler à vélo 180 km et ensuite courir 42 km sous un soleil de plomb (40 degrés centigrades) en 9 heures, 24 minutes et 36 secondes est certainement le type même du sport de haut niveau. Natascha, est végétarienne depuis dix ans. Qu'en est-il des sports de force ? Certains textes traitant de nutrition dans la pratique de ces sports contestent l'opportunité d'une alimentation végétarienne ou végétalienne pour des épreuves de type intensif. C'est cependant une réalité que de nombreux athlètes végétarien(nes engagé(es dans des sports de "force" et de "muscle" sont des champion(nes de "top niveau" :

    • Ridgely Abele (USA) : 8 fois champion de karaté des Etats-Unis
    • Peter Hussing (Allemagne) : champion amateur européen de boxe en 1979, catégorie des super-lourds
    • Andreas Cahling (Suède/USA) : Monsieur "Body Building" (culturisme) international en 1980
    • Ingra Manecke (Allemagne) : champion d'Allemagne du lancement du disque de 1977 à 1982
    • Edwin Moses (USA) : médaillé d'or olympique et détenteur du record mondial sur 400 m haies
    • Pat Reeves (Grande-Bretagne) : végétalienne, championne féminine d'haltérophilie de Grande-Bretagne et Open, de 1990 à 1998. On peut aussi mentionner la patineuse artistique française Surya Bonaly, six fois championne européenne, les championnes de tennis américaines Billy Jean King, Chris Evert-Lloyd et Martina Navratilova, toutes des athlètes d'élite ayant brillé dans des sports exigeant à la fois vitesse de déplacement et puissance.
    ET LA CRÉATINE? : Du point de vue scientifique, une question qui suscite la curiosité est la prise de créatine en tant que complément ergogénique (c. à d. un produit stimulant la performance) cette substance étant nécessaire aux activités contractiles des muscles. La biodisponibilité de la créatine est considérée comme un facteur limitatif pour la poursuite d'exercices d'intensité maximale. D'une part, la créatine est supplée en continu par la biosynthèse endogène à partir de deux acides aminés du foie, du pancréas et des reins (arginine et lysine). D'autre part, l'alimentation peut être considérée comme une source exogène chez les omnivores, étant donné que la viande contient des quantités relativement importantes de créatine. Dans la littérature scientifique, une étude fait état que les végétariens ont des concentrations sériques de créatine plus faibles (Delanghe, 1989), et puisque les végétariens n'ont pas d'apport extérieur en créatine, ils sont considérés comme ne pouvant accomplir que des performances modestes dans des épreuves intensives. Toutefois, comme il est mentionné dans l'étude de biopsie de Harris et al. (1992), les deux sujets végétariens ayant fait l'objet d'une évaluation lors de leurs expériences avaient des niveaux normaux de créatine. A la lumière de ces données contradictoires, une expérience en double insu fut menée (Clarys et al., 1997) sur l'effet d'un apport oral de créatine lors d'une épreuve intensive chez deux populations, végétarienne d'une part et non végétarienne d'autre part. Le résultat final de cette étude expérimentale a été que l'apport supplémentaire n'avait entraîné aucune amélioration ni chez les végétariens ni chez les non végétariens. D'où la constatation que rien n'indique une carence substantielle de créatine chez les végétariens qui ne peuvent s'en remettre qu'à la biosynthèse endogène. Il est par conséquent injustifié d'affirmer qu'une alimentation végétarienne ne convient pas pour des athlètes engagés dans des disciplines exigeant beaucoup de force, de puissance et/ou une grande vitesse

    Témoignage édifiant du monde de l’élevage, à diffuser en masseþ

    23/01/2011 18:35 par causeanimale

    Témoignage édifiant du monde de l’élevage, à diffuser en masse‏

    Je diffuse ce témoignage très complet et effroyable de vérité :

    Madame, Monsieur,

    Je vous écris pour vous faire part d’un témoignage.
    J’ai effectué deux années d’étude en BTSA Productions animales, ne sachant absolument pas ce qui se cachait derrière cette formation (si on peux appeler ça une formation). Mon rêve était de devenir vétérinaire, mais n’ayant pas fait un BAC Scientifique, il ne me restait plus que cette voix là pour y arriver.
    Les horreurs que j’ai vu durant ces deux longues années me poursuivront jusqu’à la fin de mes jours. J’étais dans l’incapacité d’arrêter cette formation pour des raisons personnelles.
    Il faut savoir que d’après les gens du milieu agricole « les animaux ne souffrent pas ! » (Mais c’est bien sûr…) il est donc très facile pour eux, de faire subir toutes sortes de cruauté aux animaux…
    Voici donc la liste des atrocités que j’ai pu voir… (je décris seulement ce que j’ai vu, que ce soit à mon école ou dans les innombrables exploitations que l’ont a visité)

    Les moutons
    La première année d’étude nous devions nous occuper de la bergerie de l’école. Chaque semaine nous nous rendions, mes camarades de classe et moi, dans la bergerie pour y effectuer les TP (Travaux Pratiques) sous la surveillance de notre professeur. C’était un endroit très glauque, très sale, très sombre, le genre de lieu où on n’ose pas lever la tête tellement qu’il y a des toiles d’araignées au « plafond ». Les brebis étaient parquées dans des « enclos » sans paille (au départ il y en avait mais le lendemain elles avaient tout mangé ou tout piétiné et personne ne remettait de paille), remplis d’excréments, les barrières dataient d’on ne sait pas quand, le sol était pleins de trous, les mangeoires trouées, les abreuvoirs recouverts d’une épaisse couche d’on ne sait quoi.
    Lors des TP il nous a donc était enseigné que pour éviter que les brebis ne mangent la queue de leurs agneaux (à cause d’un manque de minéraux ou autre provoqué par les hommes), il fallait que l’on coupe la queue de ces derniers à la pince (ou à l’élastique) à la naissance à vif. Sans désinfecter, bien évidemment, ni la pince qui sert à couper, ni le moignon qui leur reste. Ensuite, afin de pouvoir les reconnaître au sein du troupeau, les agriculteurs leurs percent les oreilles (les 2 car une seule ne suffisait pas !) avec un appareil pour leur mettre les fameuses boucles, sans se soucier de savoir si cela transperce une veine. Au début ce sont des petites boucles, puis quand les agneaux sont assez grands, on leur perce une 2ème fois les oreilles en faisant un plus gros trou pour leur en mettre des plus grandes. Lors des TP, Les agneaux avaient les oreilles en sang. Si je faisais une réflexion ou que j’insistais pour mettre du désinfectant on me répondait en rigolant « ou lala mais c’est bon, c’est qu’un mouton, il est pas mort le mouton »…
    Les séances se déroulaient toujours de la même façon, j’étais lynchée à chaque fois, mes réflexions dérangeaient...
    Les agneaux sont ensuite triés lorsqu’ils ont 8 mois. Les mâles sont envoyés à l’abattoir (sauf les « chanceux » qui seront gardés comme mâles reproducteurs avant d’être envoyé à leur tour à l’abattoir au bout de 3-4 ans de « service ») et les femelles sont sélectionnées suivant des points bien précis, ainsi les « meilleures » seront gardées pour renouveler le troupeau, et les « moins bonnes » suivront leurs frères à l’abattoir.
    Les brebis quant à elles sont des usines à agneaux. Elles sont prises par les béliers ou inséminées 2 à 3 fois par an. Leurs chaleurs sont synchronisées afin que toutes les brebis aient leurs petits au même moment. Lorsque la fertilité de ces dernières baisse, ou qu’elles ont atteint un âge avancé (8 ans !), ou qu’elles sont malades, elles sont envoyés à l’abattoir où elles seront lâchement tuées puis emmenées à l’équarrissage (car leur viande n’est pas « consommable »).
    Bien sûr, à cause de la sélection sur la fertilité, il arrivait que les brebis fassent 3 agneaux. N’étant dotées que de 2 mamelles, il fallait leur enlever un des agneaux et le mettre « à la louve » (système de tétines en plastique qui sortent d’un grand récipient rempli de lait en poudre et d’eau) si on voulait qu’il survive. Les cris de la brebis qui appelle sont petit disparu retentissent encore.
    Il ne faut pas oublier la souffrance quotidienne de ces animaux qui vivent dans une bergerie souillée. Lorsqu’il faut attraper une brebis, c’est la panique totale. Elles se blessent donc en essayant de fuir leur bourreau. Une fois attrapées, elles sont attachées très (trop) serré avec des licols qui leur marque à vie la peau. Pour les tondre elles sont maintenues dans des positions bien inconfortables, idem lorsqu’il faut leur parer les sabots. Les coups de pieds volent sans arrêt dans leur jarret si elles refusent d’avancer, sans parler des coups de bâtons.
    Un agneau était tombé malade durant ma formation. Bien sûr il était inutile d’espérer qu’il puisse être euthanasié (bien trop cher et « sans intérêt »). J’allais donc le voir tous les jours pour le faire boire car il était dans un état comateux et dans l’incapacité totale de se lever. Mais il y avait de l’espoir. Cependant un matin, il a été retrouvé mort dans une mare de sang : un élève l’avait tabassé avec une pelle pendant la nuit… Le « professeur » n’en avait même pas fait allusion, comme si c’était tout à fait normal et sans aucune importance. En résumé, les Travaux Pratiques de ce cours consistaient à faire des vaccins aux animaux, à synchroniser les chaleurs des brebis en leur introduisant des éponges (pleines d’hormones) dans le vagin, à appuyer (bien trop fort) sur le dos des agneaux pour juger si oui ou non ils étaient bien conformés (et prêt à être mangé), à reconnaître sur l’animal vivant les différentes parties du corps que l’on mange, à couper les queues des agneaux, à leur percer les oreilles pour leur mettre des boucles, à tondre les brebis, à parer leur sabots, à faire des prises de sang sur les agneaux pour savoir lesquels seront gardés et lesquels seront tués.
    Un programme passionnant pour une fille comme moi...

    Les vaches
    La 2ème année, nous devions nous occuper des vaches de l’exploitation.
    On ne croirait jamais, en voyant les belles vaches paître dans les prés, qu’elles ont subi des atrocités sans noms. Je suis tout simplement tombée des nues ! Je pensais avoir vu suffisamment d’horreurs avec les agneaux, mais je n’avais vu qu’une infime partie de toute l’horreur qui existe dans ce milieu sordide.
    Il s’agissait d’une exploitation de Vaches Laitières... Ce qui est, selon mon expérience, bien pire qu’une exploitation de Vaches à Viande.
    Tout d’abord, les vaches sont inséminées (donc par conséquent violées) tous les ans. L’agriculteur choisi son taureau dans un catalogue comme s’il s’agissait d’un objet. Il prend en compte tous les « index » et tous les résultats de reproduction du fameux taureau en question. Il choisi le « meilleur ». Pour l’insémination, les vaches sont maintenues dans les « cornadis », cette chose métallique qui leur coince le cou de manière à ce qu’elles ne puissent plus reculer. L’inséminateur enfonce alors sa main dans le rectum de la pauvre vache qui se tort dans tous les sens sans pouvoir se dégager (imaginez la sensation...) afin de pouvoir trouver les trompes de la vache. Ensuite il enfonce la sonde dans le vagin de la vache et il verse la semence du taureau. 9 mois plus tard naît un petit veau. Le malheureux ne sait pas ce qui l’attend. On le laisse 12h avec sa mère, le temps qu’il boive le fameux « colostrum » (le liquide qui vient avant le lait, et qui permet aux nouveaux nés d’avoir tous les anticorps nécessaires pour se défendre contre les agressions extérieures) puis ensuite il est séparé, et emmené dans une « niche à veau ». Les pleurs de la mère appelant son petit disparu sont très prenants. Les veaux sont bouclés comme les agneaux. Si le veau est un mâle, et que la mère est une très bonne vache, il se peut qu’il ait la « chance » de devenir Taureau reproducteur pendant quelques années. Sinon, et c’est ce qui arrive dans la majorité des cas, il est enfermé dans la « niche à veau » pendant 2 mois, afin d’être complètement anémié (impossible pour lui de bouger, il peut seulement se lever et se coucher) puis un jour un camion viendra le chercher, et on le forcera à avancer ! Alors qu’il n’a aucun muscle et qu’il n’a jamais marcher (imaginez la douleur), et tout ça pour le bon plaisir des hommes : pour que la viande soit blanche.
    Si le veau est une femelle, elle sera gardée comme femelle reproductrice qui servira à renouveler le troupeau. Dans ce cas son calvaire commence. Dès son plus jeune âge, on va l’écorner (Sujet d’un TP) en lui appuyant sur la tête à l’endroit présumé où les cornes pousseront, un tube métallique chauffé à 400°C. Cet appareil de torture leur brûle littéralement la peau (et le peu de cartilage qui allait un jour devenir une corne). Il faut voir ces pauvres petits bébés meugler de douleur, voir leurs yeux sortir de leurs orbites tellement la douleur est importante, et les voir se tordre de douleur dans la cage munie de cornadis dans laquelle on les a enfermé. Sans parler des commentaires débiles des abrutis finis de ma classe « mais non t’as pas mal » ou encore « plus tu gueules plus c’est long ! » et pour finir « ahaha t’as vu ses yeux » et de l’odeur nauséabonde qui s’échappe. Bien sûr le professeur laisse les élèves faire le travail histoire que la bête souffre bien. J’étais la seule, sur une classe de 31 élèves, à avoir refuser de faire souffrir inutilement un animal. Tout le monde est « passé » en disant non au départ puis finalement en acceptant (pas étonnant qu’Hitler est réussi son coup avec le nombre de sans cervelles qui peuplent l’humanité).
    Les veaux se font ensuite pincer, tordre, frapper la queue pour qu’ils avancent. Comme un gouvernail. Les pauvres ne sont pas assez traumatisés de leur « expérience dans la boîte » il faut en plus qu’on les frappe pour les refaire entrer dans les enclos. Le premier de la série ne sait pas ce qui va lui arriver mais tous ceux qui passent après lui, l’ont entendu hurler et sont complètement stressés avant même d’être enfermés dans la cage. Ce passage m’a particulièrement choqué.
    Une fois écornés, on leur met un petit coup de B***e violette sur la tête et hop retour à l’enclos.
    Les veaux sont nourris avec du lait en poudre, normal pour une exploitation qui vend des milliers de litres de vrai lait, provenant en plus de leur maman, à eux.
    Lorsque les petites génisses (veaux femelles n’ayant pas encore vêlé) on atteint l’âge de 1 an, elles sont inséminées (comme expliqué plus haut) et mettrons bas de leur premier veau à l’âge de 2 ans. A peine le veau est né qu’elles sont résinséminées afin de remettre bas l’année d’après et ainsi de suite pendant environ 6-7 ans. Passé cet âge, elles sont envoyées à l’abattoir, si encore elles n’ont pas eu de problèmes de santé avant.
    Les vaches laitières font donc veaux sur veaux, comme si leur corps pouvaient le supporter, tout ça pour que les hommes leur volent leur lait et le boivent (seul être vivant à ne pas être sevrés ?).
    Il fallait pendant l’année que je fasse un stage d’une semaine à la ferme pour assister à la traite du matin... mon dieu, au secours...
    Toutes les vaches sont piquées aux hormones avec la même seringue posée sur un plateau jamais nettoyé et rempli de crottes de mouches. La seringue n’a jamais été changée pendant toute la semaine où j’ai fait la traite. Le fermier les pique directement dans le trayon (le trou du pis) pour que le lait vienne plus vite. On leur pompe tout leur lait avec les trayeuses automatiques de maintenant, les vaches sont rangées à la queue leu leu, 4 par 4. J’imagine à quel point cela doit être agréable pour elle.
    Chaque trayeuse possède un mécanisme qui identifie les vaches et qui détecte la quantité et la qualité du lait de ces dernières. Les vaches sont ensuite classées dans un tableau, les meilleures restent, les moins bonnes sont virées ! (On dira pas où !)
    Comme si elles étaient responsables du taux de cellule dans leur lait, ou du fait qu’elles aient attrapé une mammite !
    Sans parler de leur blessures aux pieds qui les font boiter comme jamais. Car la plupart des vaches laitières ne voient jamais la lumière du jour, ni la bonne herbe verte. Elles sont parquées dans un bâtiment sombre, sur du béton qui leur bousille les sabots et les articulations, de la me*** jusqu’aux genoux. Entassées dans des « couchettes » bien trop petites pour elles (Les stabulations libres à aire paillée se font rare...). Et leurs journées, se résument à stabulation, salle de traite, stabulation, salle de traite...
    Avec leurs gros problèmes de sabots, certaines n’arrivent même plus à marcher et se traînent, certaines sont même déformées (bassin plus haut que les épaules, pattes retournées, mamelle tellement imposante à cause de la sélection qu’elle les empêche de bouger les postérieurs...)
    La sélection permet donc aux hommes de faire d’énormes rentrées d’argent sans se soucier de ce que peuvent bien ressentir les animaux. Des mamelles plus imposantes avec plus de lait ! Des vaches piquées aux hormones pour qu’il en sorte plus de lait ! Des vies plus courtes mais plus productives, et des crétins encore plus crétins pour inventer encore d’autres trucs plus crétins encore.
    J’ai vu pendant une des visites, une exploitation de 100 VL tenue par un seul homme. Pas de salle de traite, une seule grande stabulation en béton, avec... un robot de traite. Les vaches rentraient dans le robot, un système totalement électronique trouve les trayons des vaches à l’aide d’un laser, trait les vaches et calcule la quantité de lait produite par vache.
    Une machine, parmi les machines.... car l’homme prend bien les vaches pour des usines à lait.
    Et vous regarderez dans les prés, les rares vaches qui broutent, si elles ont des cornes...[\color]

    Les cochons
    Le pire arrive !
    Après les vaches et les moutons, je pensais être blindée... Mais non, l’horreur continue !
    Je devais réaliser un stage de 15 jours dans une porcherie...
    Pas la peine de rêver, les porcs ne vivent pas à l’extérieur !
    L’exploitation comptait 650 truies reproductrices et 5 verrats (enfermés dans des enclos de 5m2)
    Les 650 truies faisait entre 5 à 19 porcelets par portée et cela tous les 6 mois. 3 mois en salle d’insémination, bloquées entre 2 barres en fer, ne pouvant ni reculer, ni avancer, ni se tourner, seulement s’asseoir, se coucher et se lever. La mangeoire devant, la fosse à purin derrière. Le sol ? Des grilles ! Si les excréments ne passent pas au travers, tant pis, la truie se couche dessus. Il faut attendre que les truies viennent en chaleur puis elles sont inséminées trois fois, pendant 3 jours de suite, puis attendent 1 mois avant de se faire échographier. Si elles sont pleines, elles vont en salle de gestation, sinon elles se refont inséminées. Seulement 2 chances pour elles de tomber enceinte, ensuite c’est direction l’abattoir car on a pas de temps à perdre avec des truies improductives. Pour les faire venir en chaleur, les porchers font passer un verrat devant elles, dans des couloirs si étroits que les verrats ont du mal à se retourner. Bien sûr ils se prennent des coups de barres en fer lorsqu’ils refusent d’avancer ou de reculer dans ce couloir.
    Pour l’insémination, c’est bien simple, le porcher fait monter le verrat sur un bout de plastique, puis le masturbe (si si !) et récolte la semence dans un thermo qui maintient le liquide au chaud. Ensuite la semence est diluée puis séparée en 30 doses (donc 10 truies). Le sperme est mis ensuite dans des sondes spéciales qui seront par la suite enfoncées dans le vagin des truies. Les sondes restent dans leur vagin jusqu’à faire fondre l’embout de cire qui fermait les sondes. Le sperme est alors libéré de la sonde et peut s’écouler dans leur vagin. Cela peut durer une demi-heure, une demi-heure avec un tube plastique dans le vagin... certaines se couchent et le cassent, d’autres se l’enfoncent très profondément, d’autres la font tomber dans la fosse à purin (et donc une sonde de foutue, une « chance » en moins pour elles de tomber enceinte...)
    Une fois pleine, si cela arrive, elles sont envoyé en salle de gestation (par un système de couloirs) pour 3 mois 3 semaines et 3 jours ! Elles sont parquées à 6 ou 8 dans des boxes où elles ont la place de se tourner, de faire quelques pas, mais les boxes sont quand même trop étroits car elles se battent et se font des blessures très profondes. Le sol est une grille qui leur fait aussi des blessures aux pattes. J’ai assisté à une matinée « prise de sang »... Le porcher leur prend le groin à l’aide d’une corde (système soi-disant fait pour immobiliser l’animal). Plus les truies tirent, plus la corde se serrent autour de leur groin, elles se mettent à hurler (bouchez vous les oreilles), le vétérinaire se place alors sous elle, et fait la prise de sang sous le cou, dans la grosse veine (combien de loupés ????)
    Une fois leur gestation à terme, elles sont envoyés (toujours par le même système de couloirs) dans les salles de mises bas ou maternité. Elles sont une par une dans des sortes de cages en fer, même genre de système qu’en salle d’insémination, sauf que là, il y a un petit espace pour les porcelets.
    Là il faut déclencher les mises bas, à l’aide de piqûres d’hormones. Les truies hurlent dès qu’elles voient les seringues, il faut donc faire très vite sinon il est impossible de rester dans la salle tellement le bruit des hurlements est insoutenable.
    Ensuite elles sont piquées régulièrement avec différents produits, anti ceci, anti cela.
    Lorsque les petits naissent... (Passage le plus choquant), ils sont triés, les petits avec les petits, les moyens avec les moyens, les gros avec les gros. Au final les truies allaitent des petits qui ne sont pas les leurs, sauf celles qui s’y refusent et qui tuent et déchiquètent les porcelets étrangers (sympa comme vision, des bouts de bébés cochons) Inutile de dire que ces truies là ne sont pas gardées !
    Une fois une portée était née, j’étais en extase devant ces petites choses, le porcher m’avait demandé de veiller à ce que tous les porcelets arrivent à boire... Voilà deux heures que je tenais dans mes mains le plus petit de la portée, tellement petit qu’il n’atteignait pas les tétines, si petit, si mignon, plein de vitalité et la force de vivre, il s’était presque endormi dans mes mains lorsque le porcher a débarqué pour voir la portée. Je me suis enlevée de l’enclos, il s’est approché, il a dit « ça c’est trop petit », puis il a pris le petit porcelet par les pattes de derrière, et la frapper d’un coup contre le sol. Le bruit du « PAF » résonne encore dans mes oreilles. Lorsqu’il a vu mes larmes couler, il s’est tout de même excusé et m’a dit, que la prochaine fois, il me préviendrait avant, de manière à ce que je puisse avoir le temps de me retourner...
    Le corps sans vie du petit bébé est resté là, par terre devant l’enclos...
    Au fil des jours, les corps se sont multipliés devant les enclos car chaque matin, on avait pour mission de ramasser les porcelets qui avaient été écrasés par les truies pendant la nuit. Si les pauvres avaient le malheur de passer sous les truies pendant qu’elles mangeaient et de s’endormir sous leurs pattes... ils étaient étouffés par la truie lorsqu’elle se recouchait d’un coup d’un seul. Les cris des porcelets ne faisaient pas relever les truies, aussi bizarre que cela puisse paraître. Il est arrivé qu’on arrive à en « sauver » en arrivant à temps en entendant les hurlements, mais bien souvent, on retrouvait des porcelets bien bleus, avec les marques des grilles sur le corps.
    Vient ensuite la journée des fameux « soins aux porcelets » ! Quelle jolie façon d’appeler ce pure moment de souffrance...
    Un petit chariot, 4 côtés, 4 soins ! Un côté tatouage, un côté vaccin, un côté meulage des dents et un côté coupe des queues ! Au milieu un panier en plastique dans lequel on mettait les porcelets de 3 jours. Inutile de dire que je n’ai pratiqué que les vaccins...
    L’appareil servant à tatouer ? Deux plaques métalliques qui se superposent, une sans rien, une avec des pointes représentant des chiffres, une pédale, qui quand on l’actionne serre les deux plaques l’une contre l’autre. On place le porcelet la tête vers le bas, une oreille entre les deux plaques, on met de l’encre sur les piques, on appuie sur la pédale et là « craque » le bruit de la chair qui se craquelle, les piques qui restent coincés dans l’oreille des porcelets, il faut tirer pour que ça se décoince. Et ce n’est pas fini, on fait la 2ème oreille.
    Pour les dents, un bruit de roulette chez le dentiste « dzzzzzzzzzzzzzzzzzz », il faut limer les canines des porcelets car la nature les a fait comme ça mais l’homme veut révolutionner ça ! « ils blessent les mamelles des truies et après elles ne se laissent plus téter » (…) comme si les truies étaient faites pour avoir 19 porcelets alors qu’elles ne sont dotées que de 14 mamelles, et comme si dans la nature cela importait que la truie laisse mourir les plus faibles...
    Je vous laisse imaginez... vous faire limer les dents... et encore quand elles ne sont pas coupées à la pince ! Auquel cas, elles sont cassées 1 fois sur 2, ce qui provoque d’énormes infections...
    Pour ce qui est de la queue : il y a un petit embout métallique représentant une sorte de C chauffé à 400°C (le fer devient rouge). On place la queue du petit porcelet sur le fer chauffé, jusqu’à ce que la queue soit coupée... Des cris de douleurs, des petits corps qui se tordent et qui hurlent pour s’échapper de leur bourreau, imaginez vous faire couper un membre de cette manière, brûler à vif jusqu’à ce que les os fondent et se détachent. J’ai encore une fois refusé de faire ET de voir le massacre... « ça dure pas longtemps » était l’argument premier... seulement je peux vous dire que cela devait durer bien 6-7 secondes, et que 6-7 secondes comme ça, c’est très très long. Je me suis brûlée par accident avec l’embout, la peau de mon bras est restée même pas la moitié d’une demi seconde sur le fer bouillant, une douleur pire que de l’huile bouillante, j’ai eu la marque en forme de C pendant 1 an sur la peau (cloque énorme, peau qui s’en va, peau rose, peau marron). Je ne veux même pas imaginer la douleur de ces bébés. Sans parler du fait qu’une fois leur queue coupée, ils ne prennent même pas soin de les poser délicatement sur leurs 4 pattes mais les balance, ce qui signifie qu’ils se retrouvent sur les fesses, à l’endroit où ils viennent de se faire brûler vifs... Si on nous coupait un doigt de cette manière je ne pense pas que l’on apprécierait que quelqu’un nous appui le moignon qui nous reste très fort sur la table... Les queues des porcelets sont donc coupées, pourquoi me direz vous ? Parce qu’ils sont parqués dans des cages bien trop petites par rapport au nombre qu’ils sont, qu’ils en deviennent fous et se bouffent entre eux. Sans parler des carences qu’ils accumulent et qui les rend cannibales. Donc pour régler ce « petit problème » l’homme a trouvé la solution simple, rapide, efficace et pas coûteuse de leur couper des membres à vifs !
    Les porcelets blessés (toujours les pattes à cause des grilles), sont marqués à l’aide d’un appareil qui leur trou littéralement l’oreille. Ils ont donc des trous en forme de triangle ou de carré dans les oreilles. Sympa !
    Ensuite arrive le 5ème jour des porcelets... Sûrement le pire si le porcelet est un mâle... Je n’ai fait que « trier » les petits, étant bien incapable de faire ce qui va suivre. Nous étions munis d’un casque à mettre sur les oreilles, ceux que les ouvriers utilisent lorsqu’ils se servent d’un marteau-piqueur... car les cris d’un porcelet qui se fait littéralement castrer sans anesthésie pourraient facilement faire péter un verre en cristal. Ils prennent le porcelet par les pattes de derrière, le bloque entre leurs jambes, prennent une lame de rasoir, font une incision dans les testicules du porcelet, appuient bien fort pour les faire sortir, arrachent le tout, mettent un peu de poudre sur les deux plaies et reposent le porcelet comme si de rien n’était... Chose très facile à faire, quand on s’est persuadé que « les animaux ne souffrent pas »... Sauf qu’ils souffrent sinon ils ne hurleraient pas de la sorte.

    Il y a des porcelets mâles qui échappent à ce genre de pratique car ils ont des hernies (cas où les testicules sont dans la même poche que les intestins). On ne peut pas inciser sinon les intestins sortiraient avec... Il faut être un professionnel pour le voir. Sauf qu’il y avait avec moi une personne en stage qui avait accepté tel un mouton de faire les castrations, et qui par mégarde avait ouvert un porcelet qui avait une hernie. On ne s’en était pas rendu compte tout de suite, seulement après quelques heures... Et là vision d’horreur... Un petit porcelet, bien vivant, assis sur ses intestins tout sanguinolents... Ni une, ni deux, le porcher la pris et la taper par terre. PAS LE TEMPS DE ME RETOURNER. J’ai vu cette petite chose par terre avec le crâne explosé... mais pas mort... réaction « Il n’est pas mort !!!!! ». Réaction du porcher : un énorme coup de pied sur le crâne « Maintenant il l’est ! ». J’ai cru que je m’évanouissais.

    Les porcelets sont séparés de leur mère à 28 jours en moyenne (certains seulement 21) puis sont envoyés dans des camions chez des engraisseurs.
    Les truies retournent inlassablement en salle d’insémination à peine les porcelets partis. Et le cycle recommence !
    Les causes de réformes des truies (réforme = abattoir) sont les suivantes : pas assez productives (moins de 8 porcelets), pas assez maternelle (mange, écrase ses petits), problèmes de pieds (pas étonnant vu qu’elles sont sur des grilles), trop vieille (= 4 ans) (merci pour les loyaux services), « méchante » (certaines mordent, foncent dans les gens, défoncent les cages), pas assez fertiles.

    Une chose qui m’a profondément marqué aussi : les animaux n’ont pas d’eau à leur disposition. Un système distribue automatiquement la nourriture sous forme de soupe à heure précise. Un coup la soupe, un coup l’eau, sauf que les mangeoires ne sont pas nettoyées, ce qui fait que lorsque l’eau arrive, elle est mélangée au reste de soupe, donc ce n’est pas de l’eau pure, celle qui désaltère quand on a soif. De plus, si les truies ont soif à 13h, elles doivent attendre par exemple jusqu’à 17h avant que la ration ne soit distribuée. Il n’y a rien de pire que de ne pas pouvoir boire lorsqu’on a soif.

    Pendant 15 jours j’ai donc assisté à ces mutilations et à ces aberrations, J’ai passé mon temps à faire des piqûres pour soulager les animaux qui avaient des problèmes de pieds (dieu seul sait qu’il y en avait) à surveiller les nouveaux nés, à parler aux truies, en les regardant dans les yeux et en pleurant, parce qu’il n’y a rien de plus expressif qu’un regard de cochon...

    Les volailles
    Il n’y avait pas de volailles au lycée, mais nous faisions chaque semaine une visite dans une exploitation voisine, avec différents animaux à chaque fois.
    J’ai donc visité un élevage intensif de poules pondeuses en batteries, un élevage « plein air » de Chapon Label Rouge ( !!), un élevage intensif de canards et j’en passe.
    Les poules pondeuses, à 9 dans une cage grande comme 2 feuilles A4, aussi haute que les poules, le sol en pente (vive le confort) pour que les œufs glissent et tombent sur le tapis roulant prévu à cet effet. Des animaux déplumés à force de se piquer, des animaux dans un état lamentable, des cages sur 3 étages et sur 200m de long, dans le noir, avec la lumière artificielle qui s’allume la nuit, pour faire pondre les poules... Des cages si petites faces à toute la place qu’il y avait dans le bâtiment... Une pure honte, de la maltraitance animale pure et dure, un cauchemar réel.
    De plus, à leur naissance les animaux sont sexés : les femelles iront dans les exploitations pour pondre, les mâles eux seront envoyés dans un broyeur par le biais d’un tapis roulant, bien vivant ou seront gazés car « ne servent à rien ».
    Les becs des volailles sont coupés pour éviter les « piquages » dans leur si grande cage, à la pince puisque c’est la mode des pinces, sans anesthésie (bien évidemment). Les griffes aussi sont coupées : on fait passer les animaux sur un tapis roulant munis de trous, sous le tapis roulant se trouve une sorte de scie qui coupe tout ce qui passe, les griffes passent donc à travers les trous et sont coupés, si c’est une patte qui passe, c’est pareil !
    L’odeur qui règne dans les bâtiments d’élevage est plus qu’infecte (comme pour les porcs). Les animaux vivent au dessus de leurs excréments... Comment est-ce possible !?
    Les vieilles poules pondeuses sont envoyées à l’abattoir et sont transformées en petfood ou servent à faire les paélas.
    Pour ce qui est de l’élevage des Chapons Label Rouge ! Tout d’abord savez vous ce qu’est un chapon ? C’est un coq sans testicules ! On les lui a retiré de cette manière : on l’ouvre au scalpel vers les côtes, à l’aide d’une pince on attrape les testicules, on les arrache d’un coup sec et on relâche la pauvre bête... (Encore une fois ceci est fait sans anesthésie) C’est une opération tellement douloureuse qu’un coq sur 2 meure dans les 5 minutes qui suivent l’opération. L’agriculteur nous avait d’ailleurs dit qu’une fois des journalistes étaient venus pour filmer la scène mais que bien entendu il avait refusée ! (« Pas envi d’avoir des emmerdes avec les associations de Protection Animale »)
    Ensuite il faut savoir qu’ils sont effectivement en « plein air » pendant quelque mois mais que ensuite pour finir leur engraissement, ces animaux sont enfermés dans des minuscules cages en bois, et sont gavés de maïs jusqu’à être suffisamment gras pour être tués.
    L’abattoir des volailles est affreux : les animaux sont suspendus par les pattes, qui de temps à autres lâchent car les animaux sont engraissés trop rapidement et leurs os n’ont pas le temps de se solidifier, ce qui veut donc dire que l’on retrouve une poule sans pattes gisant sur le sol, en vie, et ses pattes toujours accrochées au mécanisme... Elles circulent via ce système la tête en bas jusqu’à arriver dans une espèce de boîte noire. A l’intérieur se trouve une sorte de scie mécanique qui tourne et qui leur coupe la tête à leur passage. Lorsqu’elles sortent de la boîte, elles n’ont donc plus de tête.
    Les canards sont eux aussi sur des grilles dans des cages trop petites, au dessus de la fosse à lisier qui dégage une odeur à faire vomir.
    J’ai aussi visité un élevage intensif de poulets de chair... Au début, c’est super ! Les poulets ont beaucoup de place ! Le grand bâtiment d’une centaine de mètres, accueille des milliers de petits poussins sur de la paille bien fraîche (ou copeaux), ils peuvent courir sans problème, atteindre les abreuvoirs et les mangeoires. Sauf, que le bâtiment ne grandi pas en même temps que les poussins. Et en un rien de temps, les poulets bien engraissés se retrouvent les uns sur les autres, dans une chaleur extrême, se piétinent, ne peuvent plus atteindre l’eau sans marcher sur les autres, la paille qui leur servait de litière est souillée, beaucoup meurent étouffés, d’autres de faim ou de soif car incapables d’aller se nourrir (coincés par les autres, blessés aux pattes).
    Les lapins
    Nous n’avons jamais visité d’élevage de lapins, nous avons seulement vu des vidéos.
    Dans ces fabuleux élevages, les lapines servent d’usine à lapereaux. Elles sont enfermées dans des cages minuscules sur des grilles (comme toujours) au dessus de la fosse à lisier.
    Il y a très peu de mâles. Les agriculteurs font monter ces derniers sur des sortes de mannequins, et récoltent la semence par le biais d’un petit tube. Ensuite, les lapines sont inséminées... Maintenues sur le dos, sans pouvoir bouger, elles subissent la barbarie humaine, une fois de plus. Le tube que les exploitants leur introduisent dans le vagin paraît énorme.
    Une fois inséminées, elles attendent, patiemment, de mettre bas. Leurs petits seront gardés 28-30 jours avec elles, puis ensuite seront envoyés à l’engraissement. Tous les 30 jours, les lapines sont inséminées, ainsi, à peine les petits sont nés, elles sont à nouveau enceintes.
    Les causes de réforme des lapines sont les suivantes : problèmes de pattes (…), pas assez maternelles (mangent leurs petits), pas assez prolifiques (comme si elles choisissaient le nombre de lapereaux), vieilles (= 2 ans...)
    Les lapins sont tués par la main de l’homme, en un coup derrière la tête, quand ce n’est pas contre le mur.
    Les lapereaux estimés trop petits subissent le même sort que les petits porcelets.

    La foire aux bestiaux
    Un endroit qu’il faudrait absolument faire contrôler par la DDSV , la foire aux bestiaux de Bourg En Bresse, «  La Chambière  » (une visite organisée par notre école). Une vision cauchemardesque !
    Des animaux, s**es, épuisés, blessés, handicapés, maigres, entassés les uns sur les autres dans des enclos fait pour même pas un animal, sans eau, battus à chaque instant par le premier imbécile venu muni d’une canne.
    Des vaches tellement maigres et déshydratées que leur yeux ressortent de leurs orbites, des bœufs entassés les uns sur les autres, 2 couchés, 3 à cheval dessus essayant tant bien que mal de tenir en équilibre, la langue pendante, soufflant, souffrant.
    Des veaux éborgnés, des cornes cassées, des yeux crevés, des blessures à tous les membres, et une chaleur à crevée.
    J’ai pleuré tout le temps de la « visite », incapable de regarder ces animaux dans les yeux, tellement je me sentais impuissante devant tant de mépris pour des êtres vivants.
    J’ai vu une vache tendre le cou autant qu’elle le pouvait, en sortant sa petite langue pour atteindre un abreuvoir vide et hors de portée, les yeux plein d’espoir, j’ai vu des enfants d’agriculteurs de même pas 10 ans battre avec des cannes en bois des veaux qui refusaient d’avancer car exténués, j’ai vu des agneaux parqués comme des sac à patate, assoiffés, j’ai vu des chevaux, plus maigres que jamais, déformés, avec le bassin plus haut que l’encolure, la crinière dans un état lamentable, qui attendaient patiemment qu’un boucher veuille bien les acheter, j’ai vu des taureaux accrochés par les cornes aux barreaux d’un enclos, tellement bas qu’ils étaient obligés de se mettre à genou sur le béton, la tête coincée aux barreaux, j’ai vu la misère animale, une scène sans nom d’animaux mutilés, souffrants, angoissés et stressés, crevant de chaud sous le poids des autres, battus à tout bout de champs sans aucune raison, seulement par plaisir.
    Je me suis approchée d’un enclos dans lequel il y avait des veaux de même pas 3 mois, j’ai demandé au premier arriéré venu s’il était possible de leur amener à boire, il m’a ri au nez en hurlant à tous ces collègues « hey ya la gosse qui veut donner à boire aux veaux ahahaha ».
    Cela a fait rire tout le monde, j’avoue que je n’ai pas compris.
    Une guide nous a expliqué le fonctionnement de la foire, et en passant devant une vache laitière très très très maigre, elle nous a dit « tiens voilà un cadavre ambulant qui finira en steak haché »... Comment peut on sortir une connerie de la sorte ? Tous les débiles de ma classe ont explosé de rire en répétant « cadavre ambulant » à la pauvre vache qui se trainait, boitant et soufflant.
    Quand on voit quelque chose comme ça, on se demande vraiment pourquoi on fait partie de la même espèce que tous ces salauds, ces tarés qui se tortillent de joie devant la souffrance animale, qui battent à tour de bras des animaux qui ne comprennent même plus pourquoi on les frappe, ces hommes qui se disent supérieurs aux animaux.

    L’abattoir
    Une autre visite organisée... Quel endroit charmant... Des bout d’animaux suspendus en l’air, à la chaine, un nombre incalculable, principalement des porcs et des vaches (ou du moins ce qu’il en reste)
    Nous avons remonté la chaine d’abattage, des bouts de viande jusqu’à l’animal vivant. Je me suis effondréE à la vue des vaches encore entière avec leur pelage, suspendues en l’air, la gorge tranchée, la langue pendante, se vidant de leur sang... Et cette odeur de mort... J’ai totalement refusé de voir les animaux se faire tuer, je suis donc rester là, devant les vaches mortes suspendues en l’air.
    Bien sûr les autres ont continué de remonté la chaine pour voir les bêtes se faire lâchement As****inés. Il était hors de question que je vois un tel massacre, j’en avais assez vu.
    Bien sûr ils n’ont pas pu s’empêcher de me raconter comment ça se passe. Les vaches sont entassées dans un enclos, puis l’enclos se rétrécit, et les vaches sont poussées dans un couloir, elles ne peuvent être qu’une par une, à la queue leu leu. Ensuite une barrière, elles entrent une par une dans la "salle". Un appareil les bloque et les maintient immobile, ensuite un homme passe au dessus de la vache (il y a tout un système, comme un pont au dessus de l’appareil qui maintient la vache) et lui enfonce une grosse pointe dans le crâne (ce qui est censé tuer l’animal instantanément) c’est comme un revolver, sauf que ce n’est pas une balle qui sort, c’est une grosse pointe qui sort et qui rentre, quand ils appuient sur la gâchette ça sort d’un coup avec une force inouïe et ça revient dans le chargeur. Ensuite un autre homme qui est en bas, égorge la vache et lui met une chaine autour d’un des sabots des pattes arrières pour la soulever comme un vulgaire sac à patate. La bête se vide de son sang la tête en bas, bien sûr elle bouge encore mais « c’est les nerfs » comme ils disent...(...) j’en doute... puis ensuite elle commence la chaine (là où moi je me suis arrêtée)
    Ça va très très vite la chaine, à chaque étape une partie du corps est enlevée : la peau « flaf » d’un coup tout est arraché (ils ont des énormes couteaux qui coupent comme des lames de rasoirs) ensuite les yeux, la langue, les oreilles, mais ils les gardent parce que dessus il y a les boucles qui permettent une traçabilité des animaux. Ensuite c’est de la boucherie, ils coupent chaque partie de la vache en tout petits bouts, si bien qu’à la fin, on ne sait même plus de quel animal il s’agissait.
    Il règne une atmosphère qui rend très mal à l’aise, c’est un endroit sordide, qui pue le stresse, le sang, la transpiration des bêtes, et on ne sait pas trop quoi d’autres.
    Une chose est sûre : plus jamais de ma vie je ne mettrais mes pieds dans un tel lieu, un lieu où on massacre des êtres vivants.

    Le stage en Centre d’insémination Equine
    Il fallait que je réalise pendant l’été, un stage de 8 semaines dans un centre de mon choix, afin de répondre à une problématique et de réaliser un rapport de stage.
    Ne voulant pas revoir les horreurs que j’avais vu chez les moutons, vaches, porcs, volailles, et lapins, j’ai décidé d’aller dans un centre d’insémination équine. Mais j’étais encore loin d’imaginer ce que subissent les pauvres juments !!
    Premièrement le chef du centre (mon maitre de stage) passait son temps à critiquer les bêtes et à dire que celle ci était « conne », ou que celle là était « bête qu’elle en peut plus ».
    Je pensais connaître le monde du cheval, pour avoir pratiqué l’équitation pendant presque 10 ans. Bien sûr, vu mon point de vue, beaucoup de choses me déplaisent dans ce milieu (coups de cravaches pour faire obéir les pauvres chevaux qui n’ont jamais demandé à avoir des hommes sur leur dos, dressage avec les éperons... etc) Mais je n’avais jamais vu de choses comme ça...
    Tout d’abord, les juments qui gesticulent pendant qu’on leur trifouille leur parties génitales sont immédiatement équipées d’un « torsnez », un appareil de torture qui « soi-disant » les « endorment » : un gourdin en bois, muni d’une corde à son extrémité. On passe le bout du nez des chevaux dans la corde et avec le manche on tourne jusqu’à ce que le nez est fait un tour sur lui même. Le chef du centre serrait tellement fort que les juments hurlaient de douleur (je n’avais jamais entendu un cheval crier, c’est horrible). La plupart des juments qui venaient se faire inséminées avait déjà un poulain (on recommence avec les usines à bébés) et les pauvres étaient totalement perdus lorsqu’on amenait leur mère se faire échographier : ils ne savaient pas où passer (la stalle dans laquelle était maintenue les juments possédait un petit couloir qui permettait au poulain de rester à côté de sa mère). J’ai vu un poulain voler en l’air suite à l’énorme coup de pied dans la tête qu’il a reçu de la part du chef de centre, car « cet imbécile ne passe pas où il faut ! ».
    J’ai vu cette même personne tabasser une jument avec le manche du « torsnez ». D’énormes coups sur le chanfrein qui faisaient saigner les juments du nez. Une fois, je suis revenue chez moi avec un t-shirt ensanglanté, ma mère s’est demandée si on ne m’avait pas frappé. J’avais simplement essayé de rassurer une jument en lui parlant, elle avait soufflé par le nez et tout le sang m’était attéri dessus.
    Un passage très choquant lors de mon stage : un jeune poulain de 3 ans devait partir du centre pour aller se faire débourrer (dresser) et devait donc pour cela monter dans un camion. Il n’en avait jamais vu, puisqu’il était enfermé dans un box dégueulasse avec du crottin jusqu’aux genoux depuis sa naissance (ou presque). Une scène affreuse : de gigantesques coups de chambrières sur la tête, sur le corps, sur la croupe pour le forcer à monter dans le camion. Le poulain, attaché avec une longe à l’intérieur du camion, se débattait, se cabrait (toujours en étant à l’extérieur). Un moment il s’était même renversé par terre en glissant sur la rampe, il ne s’était pas relevé tout de suite et avait reçu peut être 50 coups de fouets sur la têtes Du sang coulait sur ses yeux, les marques de brûlures sur sa croupe se voyaient très nettement. Si bien qu’un moment le poulain avait réussi à ouvrir la boucle du licol et s’était échappé dans le centre.
    Quand on l’a eu enfin rattraper, le chef du centre s’était déchainé dessus. La stagiaire qui était avec moi pleurait, comme moi, en hurlant que ce n’était pas la bonne méthode pour le faire monter. Une heure plus tard le poulain n’était toujours pas monté dans le camion, il dégoulinait de sang et de sueur, le regard alerte, plein de stress, mort de peur, angoissé de recevoir encore et encore des coups. Les gens qui étaient venus le chercher proposèrent de placer le camion à la sortie d’une stalle, de manière à ce que le poulain y entre de lui même, en passant par la stalle. En 5 minutes, le poulain fut dans le van.
    Une semaine plus tard, j’ai revu le monsieur qui était venu chercher le poulain. Il m’a dit qu’il avait fait voir le poulain par un vétérinaire et que ce dernier avait été obligé de lui faire des points de sutures car les plaies étaient trop importantes. Il m’avait aussi avoué que la méthode ne lui avait pas du tout plu mais que comme moi il n’avait rien osé dire...
    Le bourreau des chevaux, s’amusait aussi à attacher les queues des juments à leur licol car cela l’énervait lorsqu’elles essayaient tant bien que mal de se débarrasser des taons qui leur piquaient le ventre. Les pauvres se faisaient donc piquer et devenaient très nerveuses puisqu’elles ne pouvaient plus fouetter de la queue.
    Le pauvre chien de ce même homme recevait des clés à molette dans la tête chaque fois qu’il n’écoutait pas et il restait attaché à un bout de corde de moins d’un mètre toute la journée. Lorsqu’il criait sur le chien alors qu’il n’avait rien fait, et que ce dernier se faisait pipi dessus, il se mettait à hurler de rire en disant « on fait un petit pipi ???? »...
    Une fois le chien était libre et avait coursé des poules, il l’avait enfermé dans un box et l’avait rué de coups de pieds. Les cris du chien suppliant d’arrêter n’avaient eu l’air de faire aucun effet.
    Huit semaines très très longues, à voir des animaux se faire encore martyrisés, sans pouvoir rien dire...

    La mentalité des agriculteurs
    Les élèves de ma classe venaient presque tous du milieu agricole et clamaient tous « aimer les animaux ».
    J’ai pourtant assisté à ces différentes scènes, qui de part leurs violences prouvent que ce n’était que mensonge...
    Le fermier de l’école se permettait d’empoisonner les pigeons qui venaient se poser sur l’étable. Avant de mourir, ils étaient donc très affaiblis et marchaient sur le sol, en dodelinant. Les élèves de ma classe s’étaient donc amuser à les ramasser par terre, puis à leur arracher les ailes, puis les pattes, avant de leur fracasser le crâne sur le sol et à sauter dessus.
    Il y avait aussi cet espèce de concours qui consistait à « exploser » les souris qui sortaient de la paille en leur sautant à pieds joints dessus : le premier qui en tue une à gagner !
    Sans parler des coups de pieds balancés aux chiens qui passaient, des discutions sur ce qu’il s’était passé chez eux la veille « on a fait un lancé de chatons sur les mur hier !!!! » et j’en passe...
    A la fin des 2 ans, ils faisaient exprès de tuer les animaux devant moi car ça les amusaient que je pleure « allez on va faire pleurer Lydia ! »...

    Pour finir ce long témoignage, qui restera incomplet car je ne peux pas décrire 2 ans de cauchemars, je voulais dire que beaucoup d’humains sont complètement fêlés, qu’ils n’ont aucune notion du bien et du mal et qu’on peut leur faire faire n’importe quoi. De plus, l’effet de foule les rend incontrôlables, idiots et dévastateurs. Ils n’ont absolument aucun respect pour la vie, et je pense que lorsqu’on est capable de faire souffrir et de tuer des animaux de la sorte, on est capable d’en faire autant avec d’autres êtres humains. Ces gens ne devraient même pas exister, ils devraient être enfermés ou tués. Je suis tout à fait consciente de ma généralité, mais j’ai vu tellement d’endroits similaires sur ces points que je ne peux que généraliser. Le Fric fait faire n’importe quoi aux êtres humains.
    Mais qu’est ce qui nous donne le droit de « posséder » les animaux ? De les violer ? De les maltraiter ? De les persécuter ? De les enfermer ? De les mutiler ? De les tuer ? De les sélectionner ? De les exploiter ? Notre cerveau ???? Là est la grande question...

    Source : http://rescue.forumactif.com/general-actualites-sur-les-animaux-et-la-protection-f37/mon-temoignage-de-2-ans-en-bts-pa-t218167.htm

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    http://www.animauzine.net/Temoignage-edifiant-du-monde-de-l.html

     

    Bienvenue !

    23/01/2011 18:02 par causeanimale

    • Bienvenue !

      Bienvenue !

      23/01/2011 18:02 par causeanimale

     

    Cher(e)s ami(e)s,

     

     

    Nous traversons une crise évolutive. Allons-nous réellement évoluer ?

     

    Nous sommes tellement conditionnés, enclavés dans des habitudes comme des automates que nous ne prenons même plus conscience de ce que nous faisons, ni ne mangeons. Nous n'utilisons même plus notre potentialité si bien que notre cerveau n'en exploite que 10% !

    La société n’en exige pas plus de nous. Elle ne nous demande ni d’agir ni de penser.

    Elle va même à nous déculpabiliser de tout. Nous devons être rentables.

    Mais nous sommes libres de refuser ce crétinisme de masse.

    Internet nous montre une autre facette du monde, une autre réalité non censurée de la vie, de nos sociétés et du comportement des autres dans ce qu'il a aussi de sublime, mais également dans ce qu'il a d'abject, d'innommable.

    Certain(e)s se sont détourné(e)s, d'autres se sont indigné(e)s, et une minorité a décidé d'agir, du moins de ne pas rester passive face à une tragédie.

    Nous savons que la réaction à des conflits non gérables provoque des cancers, des maladies, aussi je vous demande de garder le contrôle de vos émotions en toute circonstance. 

     Il ne faut pas sombrer dans la dépression, ni la tristesse ou la morosité face à ces images, videos ou reportages montrant la souffrance infligée aux animaux...

     C’est inutile d'autant que vos émotions vous paralyseraient.  

     

    Chaque jour, cette minorité composée d’âmes d’élite cherche à s’agrandir dans le respect de la vie, pour protéger les animaux, leur condition de vie.

    Chaque jour, nous luttons ici, et ailleurs, dans la vie réelle,  contre la souffrance, la torture, les euthanasies d'animaux sains, les meurtres, les abus.

     

    Chaque jour, nous tentons de sensibiliser le plus grand nombre d'entre vous afin de ne plus considérer nos amis les animaux comme de la chair à consommer.

     

    Chaque jour, nous tentons d'obtenir des lois pour les protéger dans des sociétés de plus en plus brutales et barbares...

    Soyez les bienvenu(e)s.